Route des Crêtes des Vosges © French Moments
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Pierre

DERNIÈRE MISE À JOUR : 9 juillet 2026


Au sommaire !

La Route des Crêtes est l’un des itinéraires les plus spectaculaires du massif des Vosges. Elle serpente sur les hauteurs, entre forêts, cols, chaumes d’altitude et grands panoramas, en suivant une partie de la ligne de crête qui sépare l’Alsace de la Lorraine.

On pourrait la présenter comme le pendant montagnard de la Route des Vins d’Alsace.

En bas, les villages fleuris, les vignes et les maisons à colombages. En haut, les pâturages, les sommets arrondis, les fermes-auberges, les forêts et les vues qui portent parfois jusqu’à la Forêt-Noire, au Jura et aux Alpes.

Mais la Route des Crêtes ne se résume pas à une belle route touristique. Son histoire est plus profonde.

Elle fut tracée pendant la Première Guerre mondiale pour répondre à des besoins militaires sur le front des Vosges. Aujourd’hui, cette route autrefois stratégique est devenue l’un des plus beaux itinéraires de découverte des Hautes-Vosges.

La parcourir, c’est donc faire bien plus qu’une simple balade en voiture. C’est traverser un paysage de montagne, comprendre une page d’histoire, rejoindre des sommets emblématiques comme le Hohneck ou le Grand Ballon, s’arrêter dans une ferme-auberge, et parfois quitter la route pour marcher vers les plus beaux points de vue.

Dans cet article, je vous propose de découvrir la Route des Crêtes des Vosges du nord au sud, avec ses étapes incontournables, son histoire, ses panoramas et mes conseils pratiques pour en profiter pleinement.

Route des Crêtes des Vosges © French Moments

Route des Crêtes des Vosges - le Grand Ballon © French Moments

Route des Crêtes : comprendre cet itinéraire mythique des Vosges

Avant de se lancer sur la Route des Crêtes, il est utile de comprendre ce qui fait son originalité.

Ce n’est pas seulement une route de montagne. C’est un itinéraire de crête, un ancien axe stratégique, un balcon sur l’Alsace et la Lorraine, et l’une des plus belles portes d’entrée vers les paysages d’altitude des Vosges.

Où commence et où finit la Route des Crêtes ?

La Route des Crêtes s’étend techniquement de Sainte-Marie-aux-Mines jusqu’à Uffholtz, au pied du massif, non loin de Cernay et de Thann.

Dans la pratique, beaucoup de voyageurs la rejoignent par le col du Bonhomme, la vallée de Kaysersberg, le col de la Schlucht, le Grand Ballon ou encore le Markstein.

C’est l’un des avantages de cet itinéraire : on peut le parcourir en entier ou n’en découvrir qu’une portion selon le temps disponible.

La route suit globalement une orientation nord-sud. Elle traverse plusieurs secteurs emblématiques des Hautes-Vosges, parmi lesquels le Gazon du Faing, le col de la Schlucht, le Hohneck, le Markstein, le Grand Ballon et le Hartmannswillerkopf – Vieil Armand.

Sur la carte, l’itinéraire semble assez simple. Sur le terrain, il est beaucoup plus riche. Chaque portion révèle une ambiance différente : forêts de conifères, vallées profondes, chaumes ouvertes, stations de montagne, fermes-auberges, lacs glaciaires et panoramas sur la plaine d’Alsace.

La Route des Crêtes entre Alsace et Lorraine

La Route des Crêtes suit en grande partie la ligne de faîte des Vosges, qui a longtemps constitué une frontière naturelle entre l’Alsace et la Lorraine.

Cette situation explique une partie de son charme. Tantôt la route regarde vers le versant lorrain, avec ses pentes plus douces et ses vallées profondes ; tantôt elle s’ouvre vers le versant alsacien, souvent plus abrupt, avec des vues plongeantes vers la plaine du Rhin.

À certains endroits, on passe presque d’un monde à l’autre en quelques virages. D’un côté, les hautes vallées lorraines ; de l’autre, l’Alsace, ses villages, ses vignes et, plus loin, la Forêt-Noire qui dessine une ligne sombre à l’horizon.

Alpes suisses vues du Grand Ballon © French Moments

Les Alpes suisses vues du Grand Ballon © French Moments

Cette position de frontière a aussi joué un rôle majeur dans l’histoire. Après 1871, la ligne des Vosges devint la limite entre la France et l’Empire allemand. Pendant la Première Guerre mondiale, les crêtes prirent une importance stratégique considérable. La route fut alors aménagée pour permettre les communications nord-sud sur le front des Vosges.

Aujourd’hui, cette origine militaire se fait discrète. Lorsque l’on admire les paysages, on oublie facilement que cette route fut d’abord pensée pour la guerre. Et pourtant, le souvenir de 1914-1918 reste présent, notamment au Hartmannswillerkopf – Vieil Armand, l’un des grands lieux de mémoire traversés par la Route des Crêtes.

Les Hautes-Chaumes, l’âme paysagère de la Route des Crêtes

Ce qui surprend souvent les visiteurs sur la Route des Crêtes, ce sont les Hautes-Chaumes.

On s’attend à des forêts, bien sûr. Les Vosges en ont en réserve, et pas qu’un peu. Mais soudain, la route débouche sur de grands espaces ouverts, des pâturages d’altitude, des sommets arrondis et des horizons dégagés. Le paysage change d’échelle.

Thannerhubel © French Moments

Les Hautes-Chaumes des Vosges © French Moments

Ces chaumes donnent aux Vosges leur silhouette si particulière. Elles couvrent les parties hautes du massif et offrent ce mélange unique de douceur et de grandeur.

Rien à voir avec les Alpes, évidemment. Ici, la montagne est plus ronde, plus accessible, moins spectaculaire peut-être, mais souvent plus intime.

Depuis ces espaces ouverts, les vues peuvent être magnifiques. On aperçoit les vallées vosgiennes, la plaine d’Alsace, la Forêt-Noire, le Jura et, lorsque les conditions sont favorables, les Alpes.

Les Hautes-Chaumes sont aussi liées à la vie pastorale. Les troupeaux y montaient en estive, et le lait servait notamment à la fabrication du munster. Aujourd’hui encore, les fermes-auberges rappellent cette histoire agricole et montagnarde. Elles font partie intégrante de l’expérience de la Route des Crêtes.

Car soyons honnêtes : on vient pour les panoramas, bien sûr. Mais lorsqu’une ferme-auberge apparaît au détour d’un sentier, avec une tarte aux myrtilles ou un repas marcaire à la clé, le sens du voyage devient soudain beaucoup plus concret.

L’histoire de la Route des Crêtes

La Route des Crêtes impressionne d’abord par ses paysages. Pourtant, son origine n’est pas touristique. Avant de devenir l’une des plus belles routes panoramiques des Vosges, elle fut pensée dans un contexte de frontière, de guerre et de stratégie militaire.

C’est ce contraste qui rend l’itinéraire si intéressant. Aujourd’hui, on s’y arrête pour admirer les chaumes, photographier les sommets, manger dans une ferme-auberge ou respirer l’air frais des hauteurs.

Mais cette route est aussi née d’une période où les crêtes vosgiennes occupaient une place sensible dans l’histoire européenne.

Route des Crêtes - Grand Ballon, Vosges © French Moments

Monument des Diables Bleus © French Moments

La Route des Crêtes et la frontière franco-allemande après 1871

Pour comprendre l’histoire de la Route des Crêtes, il faut revenir à la guerre de 1870 et au traité de Francfort de 1871.

Après la défaite française, l’Alsace et une partie de la Lorraine sont annexées à l’Empire allemand. La ligne des Vosges devient alors bien plus qu’une limite géographique. Elle marque une frontière politique, militaire et symbolique entre la France et l’Allemagne.

Sur les hauteurs, cette frontière suit en grande partie la crête du massif. D’un côté, l’Alsace annexée ; de l’autre, la Lorraine restée française. Les cols, les sommets, les chaumes et les forêts prennent alors une importance nouvelle.

C’est dans ce contexte que naît l’expression célèbre de “ligne bleue des Vosges”, popularisée à la fin du 19e siècle. Depuis la France, les Vosges deviennent un horizon chargé d’émotion, de souvenir et d’attente. On ne regarde plus seulement une montagne : on regarde une frontière.

Cette dimension explique pourquoi, lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, les crêtes vosgiennes deviennent rapidement un secteur stratégique.

Route des Crêtes - Panorama sur la vallée de la Thur depuis le Grand Ballon © French Moments

Panorama sur la vallée de la Thur depuis le Grand Ballon © French Moments

La Route des Crêtes pendant la Première Guerre mondiale

Pendant la Grande Guerre, le massif des Vosges forme l’un des fronts de montagne du conflit.

Dans ce terrain difficile, les routes sont essentielles. Il faut pouvoir acheminer les hommes, les vivres, les munitions, le matériel et les secours. Il faut aussi relier les positions, organiser la défense et permettre les déplacements le long du front.

La Route des Crêtes est alors aménagée dans un but stratégique. Elle permet des communications nord-sud sur les hauteurs, à proximité de la ligne de crête, tout en facilitant la logistique et la défense du front des Vosges.

col de la Schlucht - Route des Crêtes© French Moments

Borne frontière entre l'Alsace et la Lorraine au col de la Schlucht © French Moments

Ce n’est donc pas une route dessinée pour les touristes à la recherche d’un beau coucher de soleil sur la plaine d’Alsace. Pas vraiment. À l’origine, son rôle est militaire.

Certaines portions existaient déjà, mais l’effort de guerre conduit à compléter et organiser cet itinéraire de montagne. Le tracé cherche aussi à protéger les déplacements des vues ennemies lorsque cela est possible. Dans un massif où l’on voit loin, ne pas être vu peut devenir une question vitale.

Lorsque l’on parcourt aujourd’hui la Route des Crêtes, cette origine militaire n’est pas toujours évidente. Les paysages semblent paisibles, les chaumes accueillantes, les fermes-auberges rassurantes. Pourtant, plusieurs lieux rappellent la violence de cette histoire, notamment autour du Linge, du Hartmannswillerkopf – Vieil Armand, ou encore des anciennes positions du front vosgien.

De route militaire à route touristique

Après la guerre, la Route des Crêtes change progressivement de vocation.

Ce qui avait été conçu pour circuler dans un contexte militaire devient peu à peu un itinéraire de découverte. Les automobilistes, les randonneurs, les cyclistes et les amoureux de montagne y trouvent un accès privilégié aux plus beaux paysages des Vosges.

Col Amic - Route des Crêtes © French Moments

L'arrivée au col Amic © French Moments

Ce basculement est assez fascinant.

Une route née de la guerre devient une route de liberté. Les déplacements militaires laissent place aux promenades en famille, aux arrêts photo, aux randonnées vers les sommets et aux repas marcaire en ferme-auberge. Les mêmes hauteurs qui furent surveillées, défendues et disputées sont aujourd’hui parcourues pour leur beauté.

La Route des Crêtes conserve donc une double identité. C’est à la fois un itinéraire historique et une route de grand air. Elle raconte la mémoire du massif, tout en offrant l’une des plus belles introductions aux paysages des Hautes-Vosges.

C’est peut-être cela qui la rend si attachante : elle n’efface pas son passé, mais elle l’a transformé en chemin de découverte.

Parcourir la Route des Crêtes du nord au sud

La Route des Crêtes peut se parcourir dans les deux sens. Mais je trouve qu’elle est particulièrement spectaculaire du nord vers le sud.

Pourquoi ? Parce que l’itinéraire monte progressivement en puissance. On commence par les secteurs du Bonhomme et du Gazon du Faing, on traverse la grande zone du Hohneck et des hautes-chaumes, puis l’on rejoint le Markstein, le Grand Ballon et enfin la descente vers le Vieil Armand et la plaine d’Alsace.

Gazon du Faing - Route des Crêtes © French Moments

La route du Gazon du Faing © French Moments

Dans ce sens, la route donne presque l’impression d’un récit. Elle commence en douceur, prend de l’altitude, dévoile ses grands paysages, puis termine par une série de vues impressionnantes sur la plaine d’Alsace.

Et si vous aimez associer montagne et vignoble, vous pouvez même imaginer une boucle complète : Route des Vins d’Alsace dans un sens, Route des Crêtes dans l’autre. En bas, les vignes. En haut, les chaumes. Difficile de faire plus alsacien sans ajouter une tarte flambée entre les deux.

Du col du Bonhomme au Gazon du Faing

Le secteur nord de la Route des Crêtes se rejoint facilement depuis Sainte-Marie-aux-Mines, la vallée de Kaysersberg ou le col du Bonhomme.

Le col du Bonhomme, à 949 mètres d’altitude, est l’un des grands passages historiques des Vosges. Il relie le versant alsacien, autour de la vallée de Kaysersberg, au versant lorrain, en direction de Saint-Dié-des-Vosges et de la vallée de la Meurthe.

Route des Crêtes - Col du Bonhomme © French Moments

Au col du Bonhomme © French Moments

À partir de là, la route prend de la hauteur et traverse des paysages de forêts et de cols. On passe notamment par le secteur du col du Louchpach et du col du Calvaire, avant de rejoindre le Gazon du Faing.

Le Gazon du Faing est l’un des premiers grands moments de l’itinéraire. Depuis la route, il suffit souvent de marcher un peu pour quitter l’univers automobile et entrer dans celui des hautes-chaumes.

Route des Crêtes - Gazon du Faing © French Moments

La vue sur le versant alsacien du Gazon du Faing © French Moments

C’est un détail important : la Route des Crêtes a beau être une route, les plus beaux paysages se découvrent souvent à pied. Il faut parfois se garer, marcher quelques minutes, rejoindre une crête, un belvédère ou un sommet voisin. C’est là que la magie opère vraiment.

Au Gazon du Faing, la vue plonge vers le versant alsacien, les lacs d’altitude, les forêts et la plaine. Le contraste avec le versant lorrain, plus doux, est l’un des grands charmes de cette portion.

Le col de la Schlucht, étape emblématique de la Route des Crêtes

En poursuivant vers le sud, la Route des Crêtes rejoint le col de la Schlucht.

C’est sans doute l’un des cols les plus connus du massif vosgien. Il relie la vallée alsacienne de Munster aux vallées lorraines de la Meurthe et de la Vologne. C’est aussi un point de passage très fréquenté entre Colmar et Gérardmer.

Route des Crêtes - Col de la Schlucht © French Moments

Le Col de la Schlucht, un des 5 grands cols vosgiens © French Moments

La Schlucht a une longue histoire touristique. Déjà à la Belle Époque, le col attirait les visiteurs, les hôtels, les skieurs et les promeneurs. Aujourd’hui encore, on y trouve des commerces, des restaurants, des activités de loisirs et plusieurs départs de randonnées.

Son nom, qui évoque une gorge ou un défilé, rappelle le caractère encaissé du passage. Et au passage, bon courage pour le prononcer parfaitement du premier coup. Les Vosges aiment parfois tester les visiteurs avec leurs paysages, mais aussi avec leurs consonnes.

Route des Crêtes - col de la Schlucht © French Moments

Toboggan d'été au col de la Schlucht © French Moments

Depuis le col, on peut rejoindre plusieurs sentiers, notamment vers les crêtes, le Frankenthal ou le Hohneck. Pour beaucoup de voyageurs, la Schlucht est une étape pratique. Pour les randonneurs, c’est surtout une porte d’entrée vers certains des paysages les plus puissants du massif.

Le Hohneck, grand sommet de la Route des Crêtes

Peu après la Schlucht, la Route des Crêtes s’approche du Hohneck.

Avec ses 1 363 mètres d’altitude, le Hohneck est l’un des sommets les plus emblématiques des Vosges. Il est facilement reconnaissable grâce au bâtiment situé près de son sommet, mais aussi à son relief très contrasté.

Route des Crêtes - Hohneck © French Moments

L'hôtel-restaurant du sommet du Hohneck © French Moments

À l’ouest, côté lorrain, les pentes sont plus douces et descendent vers les vallées et les lacs. À l’est, côté alsacien, le relief devient beaucoup plus abrupt, avec des versants rocheux, des cirques glaciaires et des paysages qui prennent soudain un air plus sauvage.

C’est l’un des endroits où l’on comprend le mieux la géographie des Vosges. Le massif n’est pas symétrique. Le versant alsacien tombe souvent plus brutalement vers la plaine, tandis que le versant lorrain s’étire plus progressivement.

Route des Crêtes - Hohneck © French Moments

Table d'orientation du Hohneck © French Moments

On peut accéder au sommet du Hohneck par une petite route réglementée ou continuer à pied depuis le parking situé près de l’auberge au pied du sommet. La montée n’est pas très longue, mais elle donne accès à un panorama remarquable.

Par temps clair, la vue porte vers les sommets vosgiens, la plaine d’Alsace, la Forêt-Noire, le Jura et parfois les Alpes. Vers l’ouest, on découvre les Vosges lorraines et le plateau lorrain.

C’est une étape à ne pas bâcler. Si le temps est dégagé, prenez le temps de monter au sommet. La Route des Crêtes est belle depuis la voiture, mais elle devient vraiment mémorable quand on quitte le bitume.

Du Rainkopf au Markstein par les hautes-chaumes

Après le Hohneck, la Route des Crêtes traverse l’un de ses secteurs les plus caractéristiques : les hautes-chaumes entre Rainkopf et Markstein.

Ici, la route alterne les passages en forêt, les vues sur les vallées lorraines, les échappées vers les lacs, puis les grands espaces plus ouverts. Les fermes-auberges ponctuent le parcours et rappellent que ces paysages ne sont pas seulement touristiques : ils sont aussi liés à une longue histoire pastorale.

Le secteur du Rainkopf marque une transition importante. La route se faufile sur les hauteurs, avec des vues vers la Lorraine, puis bascule progressivement vers une portion plus franchement alsacienne.

Route des Crêtes - Rainkopf © French Moments

Ferme-auberge près du Rainkopf © French Moments

On découvre alors les vallées du versant oriental des Vosges, notamment la haute vallée de la Thur et le secteur du lac de Kruth-Wildenstein. Les paysages deviennent plus ouverts, les chaumes plus présentes, et l’on sent que l’on approche des grands sommets du sud du massif.

Le Markstein constitue ensuite un carrefour important. C’est à la fois une station de sports d’hiver, un site de loisirs d’été, un point de départ de randonnées et un passage bien connu des cyclistes.

On peut s’y arrêter pour marcher, rejoindre les crêtes voisines, observer la vallée de la Thur ou poursuivre vers le Grand Ballon. Le Markstein n’est peut-être pas le lieu le plus intime de la Route des Crêtes, mais il joue un rôle central dans l’organisation du massif.

Route des Crêtes - Col du Haag, Vosges © French Moments

Le Col du Haag vu depuis le Grand Ballon © French Moments

Le Grand Ballon, point culminant des Vosges

Depuis le Markstein, la Route des Crêtes continue vers le Grand Ballon.

Avec ses 1 424 mètres d’altitude, le Grand Ballon est le point culminant des Vosges.

Son sommet est facilement identifiable grâce à la grande station radar qui domine le paysage. Elle n’est peut-être pas le détail le plus romantique du massif, mais elle a au moins le mérite d’aider à reconnaître la montagne de loin.

Route des Crêtes

L'arrivée au sommet par la Route des Crêtes © French Moments

La route atteint le secteur du col du Grand Ballon, où il est possible de se garer avant de monter à pied vers le sommet. L’ascension finale est relativement courte, mais elle vaut vraiment l’effort.

Depuis le sommet, le panorama est l’un des plus vastes des Vosges. On voit les crêtes, les vallées, la plaine d’Alsace, la Forêt-Noire, le Jura et, par temps clair, les Alpes. Il arrive même que le mont Blanc apparaisse à l’horizon, ce qui donne toujours un petit supplément d’émotion à la visite.

Le Grand Ballon est l’un des lieux où la Route des Crêtes prend toute son ampleur. On ne se contente plus de traverser un massif. On le domine, on le lit, on le comprend.

Route des Crêtes - Grand Ballon © French Moments

La Route des Crêtes en hiver au Grand Ballon © French Moments

C’est aussi un bon endroit pour mesurer la différence entre altitude et impression de grandeur. Les Vosges ne rivalisent pas avec les Alpes en hauteur absolue. Mais depuis le Grand Ballon, la vue sur la plaine du Rhin et les horizons lointains donne une vraie sensation d’espace.

Du Grand Ballon au Vieil Armand

Après le Grand Ballon, la Route des Crêtes entame sa descente vers le sud.

Cette portion réserve encore de très beaux paysages. Les vues sur la plaine d’Alsace peuvent être superbes, surtout lorsque la lumière descend sur les vallées et que les reliefs de la Forêt-Noire se dessinent à l’horizon.

En chemin, plusieurs sites méritent l’attention.

La chapelle du Sudel rappelle la mémoire des soldats tombés dans les combats du Vieil Armand.

Le col Amic, quant à lui, porte le nom du capitaine Paul Amic, tué en 1915 au Hartmannswillerkopf.

Un peu plus loin, les ruines du château de Freundstein dominent le secteur à plus de 900 mètres d’altitude.

Les ruines du château du Freundstein © French Moments

Les ruines du château du Freundstein © French Moments

Puis la route approche du Hartmannswillerkopf – Vieil Armand, l’un des grands lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale dans les Vosges. Le contraste est fort : après les paysages ouverts, les chaumes et les panoramas, on entre dans un site marqué par l’histoire, le recueillement et la mémoire franco-allemande.

La nécropole nationale du Vieil Armand - Hartmannswillerkopf © French Moments

La nécropole nationale du Vieil Armand © French Moments

C’est l’une des forces de la Route des Crêtes. Elle ne propose pas seulement de beaux paysages. Elle relie aussi des lieux chargés de sens.

En poursuivant vers Uffholtz, Cernay et Thann, on quitte progressivement la montagne pour retrouver le piémont vosgien et la plaine d’Alsace. La route redescend, mais l’impression demeure.

La Route des Crêtes n’est pas seulement un itinéraire panoramique. C’est un voyage le long d’une ligne de partage : entre Alsace et Lorraine, entre montagne et plaine, entre nature et histoire.

La Porte de Thann à Cernay © French Moments

La Porte de Thann à Cernay © French Moments

Les plus beaux arrêts sur la Route des Crêtes

La Route des Crêtes se savoure autant par ses grands paysages que par ses arrêts. Certains sites sont presque incontournables, d’autres demandent de quitter la voiture quelques minutes, parfois davantage.

C’est important de le rappeler : on ne découvre pas vraiment la Route des Crêtes en restant constamment derrière le pare-brise. Bien sûr, la route est belle en elle-même. Mais ses plus beaux moments se trouvent souvent à quelques pas d’un parking, au bout d’un sentier, sur une chaume ou près d’un sommet.

Voici quelques arrêts à privilégier si vous voulez profiter pleinement de l’itinéraire.

Le Gazon du Faing sur la Route des Crêtes

Gazon du Faing © French Moments

Sentier du Gazon du Faing © French Moments

Le Gazon du Faing est l’un des premiers grands sites d’altitude lorsque l’on parcourt la Route des Crêtes depuis le nord.

C’est un lieu idéal pour comprendre l’ambiance des Hautes-Chaumes : de grands espaces ouverts, des vues plongeantes vers le versant alsacien, des sentiers de crête et cette impression de marcher au-dessus du monde sans avoir besoin d’atteindre des altitudes alpines.

Depuis les environs, on peut profiter de belles vues vers les lacs, les forêts et la plaine d’Alsace. C’est aussi un secteur apprécié des randonneurs, mais il faut rester sur les sentiers balisés afin de protéger les milieux naturels fragiles.

Le Gazon du Faing est un bon exemple de ce que la Route des Crêtes offre de meilleur : un accès facile à un paysage qui paraît pourtant très sauvage.

Le col de la Schlucht, grande étape de la Route des Crêtes

Lac de Longemer © French Moments

Le lac de Longemer entre la Schlucht et le Hohneck © French Moments

Le col de la Schlucht est l’un des lieux les plus connus de la Route des Crêtes.

C’est un carrefour important entre Alsace et Lorraine, mais aussi un point de départ très pratique pour les randonnées. Depuis le col, on peut rejoindre les crêtes, partir vers le Hohneck, descendre vers des paysages plus sauvages ou simplement faire une pause avant de poursuivre l’itinéraire.

Le site est plus aménagé que d’autres portions de la route. On y trouve davantage de circulation, de commerces et d’activités. Ce n’est donc pas l’arrêt le plus paisible, surtout en pleine saison.

Mais il reste incontournable pour comprendre l’histoire touristique des Vosges. La Schlucht est depuis longtemps l’une des grandes portes d’entrée du massif.

Le Hohneck, sommet majeur de la Route des Crêtes

Route des Crêtes - Lac de Longemer © French Moments

Le lac de Longemer vu du Hohneck © French Moments

Le Hohneck est l’un des arrêts les plus spectaculaires de la Route des Crêtes.

On peut l’approcher facilement depuis la route, puis rejoindre le sommet à pied. La montée finale n’est pas très longue, mais elle change complètement l’expérience. Une fois en haut, le regard s’ouvre sur les Vosges, les vallées lorraines, les cirques glaciaires du versant alsacien et, par temps clair, les horizons lointains.

Le Hohneck est aussi l’un des lieux où le contraste entre les deux versants du massif est le plus évident. Côté lorrain, les reliefs semblent plus doux. Côté alsacien, les pentes deviennent plus abruptes, presque alpines par endroits.

Si vous ne devez faire qu’un seul court détour à pied sur la Route des Crêtes, le Hohneck mérite clairement sa place dans la liste.

Le Markstein, carrefour vivant de la Route des Crêtes

Route des Crêtes - Lac de Kruth © French Moments

Le lac de Kruth et la haute-vallée de la Thur vus des environs du Markstein © French Moments

Le Markstein est un autre arrêt important, surtout dans la partie sud de la Route des Crêtes.

C’est un site plus ouvert, plus animé, à la fois station de sports d’hiver, espace de loisirs, point de passage routier, départ de randonnée et lieu bien connu des cyclistes. Il n’a pas toujours le charme intime d’une chaume isolée, mais il joue un rôle central dans ce secteur des Hautes-Vosges.

Depuis le Markstein, on peut rejoindre plusieurs itinéraires de marche, profiter des vues sur les hautes-chaumes, ou poursuivre vers le Grand Ballon. C’est aussi un bon point de repère pour organiser une journée dans le sud du massif.

Le Markstein rappelle que la Route des Crêtes n’est pas seulement une route contemplative. C’est aussi un espace vivant, fréquenté, sportif et familial.

Le Grand Ballon, point culminant de la Route des Crêtes

Route des Crêtes - Col du Haag, Vosges © French Moments

Grand Ballon vu du Col du Haag © French Moments

Le Grand Ballon est l’un des grands moments de la Route des Crêtes.

Avec ses 1 424 mètres d’altitude, il domine tout le massif vosgien. Depuis le col du Grand Ballon, une courte montée permet de rejoindre le sommet et son vaste panorama.

Par temps dégagé, la vue est exceptionnelle : les crêtes vosgiennes, la plaine d’Alsace, la Forêt-Noire, le Jura et parfois les Alpes. C’est l’un des meilleurs endroits pour comprendre l’échelle du massif et sa position entre France, Allemagne et Suisse.

Le Grand Ballon attire beaucoup de monde, surtout aux beaux jours. Mais même lorsqu’il est fréquenté, il reste impressionnant. Il a cette force des sommets faciles d’accès : on y arrive sans expédition compliquée, mais l’émotion du paysage est bien réelle.

Le Hartmannswillerkopf – Vieil Armand, mémoire de la Route des Crêtes

Hartmannswillerkopf Cemetery. Photo by Evadb [Public Domain via Wikimedia Commons]

Hartmannswillerkopf Cemetery. Photo by Evadb [Public Domain via Wikimedia Commons]

Le Hartmannswillerkopf, ou Vieil Armand, apporte une dimension plus grave à la Route des Crêtes.

Après les chaumes, les panoramas et les sommets, ce site rappelle que les Vosges furent aussi un front de guerre. Le monument national, la nécropole, l’historial franco-allemand et les vestiges du champ de bataille composent l’un des grands lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale en Alsace.

C’est un arrêt à aborder autrement. On ne vient pas seulement y admirer une vue ou faire une pause sur la route. On y vient pour comprendre, se recueillir, mesurer ce que ce paysage a traversé.

Le Vieil Armand montre bien la richesse de la Route des Crêtes : elle n’est pas seulement panoramique. Elle est aussi historique, humaine et mémorielle.

Les fermes-auberges de la Route des Crêtes

Route des Crêtes - Ferme-auberge Vosges © French Moments

Ferme-auberge avec vue sur la vallée de la Thur © French Moments

Impossible de parler des plus beaux arrêts sans mentionner les fermes-auberges.

Elles font partie de l’identité des Hautes-Vosges. On les trouve près des chaumes, au bord de la route ou après une marche plus ou moins longue. Certaines sont très connues, d’autres plus discrètes, mais toutes rappellent le lien entre montagne, pastoralisme et gastronomie.

On y vient pour un repas marcaire, une tarte aux myrtilles, du fromage, des pommes de terre, une assiette généreuse ou simplement une pause dans un cadre montagnard.

Tarte aux Myrtilles © French Moments

Une part de Tarte aux Myrtilles des Vosges © French Moments

Bien sûr, en pleine saison, mieux vaut parfois réserver. La ferme-auberge vosgienne a beau sembler rustique et tranquille, elle peut attirer du monde. Le pouvoir d’une tarte aux myrtilles ne doit jamais être sous-estimé.

Les petits arrêts qui font le charme de la Route des Crêtes

Enfin, la Route des Crêtes ne se résume pas aux grands noms.

Parfois, les meilleurs souvenirs viennent d’un arrêt improvisé : un point de vue sans nom célèbre, une lumière du soir sur la plaine d’Alsace, une mer de nuages au-dessus des vallées, une courte marche sur une chaume ou un banc face aux sommets.

Route des Crêtes - Fontaine près du Rainkopf © French Moments

Fontaine près du Rainkopf © French Moments

C’est pourquoi il ne faut pas parcourir la route trop vite. Elle mérite des pauses, des détours, des moments d’attente. Les Vosges ne se livrent pas toujours dans le spectaculaire immédiat. Elles se révèlent souvent dans les détails : une courbe de montagne, une forêt sombre, une ferme isolée, un horizon qui s’ouvre soudain.

La Route des Crêtes est donc autant un itinéraire qu’une invitation à ralentir.

La Route des Crêtes à pied, à vélo ou en voiture

La Route des Crêtes se découvre de plusieurs manières. La voiture permet d’en parcourir facilement les grandes étapes. La marche permet d’en saisir la beauté la plus profonde. Le vélo, lui, ajoute une dimension sportive qui change complètement le rapport au paysage.

Car sur la Route des Crêtes, tout dépend de la vitesse à laquelle on avance.

En voiture, on admire les panoramas. À pied, on les habite. À vélo, on les mérite.

Parcourir la Route des Crêtes en voiture

La voiture reste le moyen le plus simple pour découvrir la Route des Crêtes, surtout si l’on veut parcourir une grande partie de l’itinéraire en une journée.

Elle permet de relier facilement les principaux sites : Gazon du Faing, col de la Schlucht, Hohneck, Markstein, Grand Ballon, Vieil Armand et descente vers la plaine d’Alsace.

Route des Crêtes des Vosges © French Moments

Directions pour la Route des Crêtes des Vosges à Uffholz © French Moments

Mais il ne faut pas transformer l’expérience en simple succession de parkings. Le charme de la Route des Crêtes vient aussi des arrêts imprévus, des petites marches, des points de vue et des détours. Certains paysages ne se livrent qu’à ceux qui prennent le temps de descendre de voiture.

En pleine saison, surtout les week-ends d’été, la circulation peut être dense autour des sites les plus connus. Il vaut mieux partir tôt, prévoir du temps, et accepter l’idée que la montagne n’aime pas trop les programmes trop serrés.

Elle préfère les pauses. Et, souvent, elle a raison.

Pourquoi il faut parfois quitter la Route des Crêtes à pied

Même si la Route des Crêtes est une route panoramique, ses plus beaux paysages ne sont pas toujours visibles directement depuis la chaussée.

Il suffit parfois de marcher dix ou quinze minutes pour rejoindre une chaume, un belvédère, un sommet ou un sentier de crête. C’est là que l’on comprend vraiment la force du massif vosgien.

Route des Crêtes - Sentier au Gazon du Faing © French Moments

Sentier au Gazon du Faing © French Moments

Depuis le Gazon du Faing, le Hohneck, le Grand Ballon ou les chaumes proches du Markstein, la marche permet de passer d’une simple vue à une véritable immersion. On entend le vent, on sent le relief, on observe les vallées, et l’on découvre des angles que la voiture ne peut pas offrir.

Il faut toutefois respecter les sentiers balisés. Les Hautes-Chaumes sont des milieux fragiles, soumis au piétinement, à l’érosion et à la pression touristique. La beauté des lieux dépend aussi de notre capacité à ne pas marcher n’importe où.

Les Vosges sont accueillantes, mais elles ne sont pas un terrain vague. Même les myrtilles ont droit à un peu de tranquillité.

La Route des Crêtes à vélo

La Route des Crêtes est aussi un itinéraire très apprécié des cyclistes.

Elle combine tout ce qui fait le charme — et parfois la difficulté — du vélo dans les Vosges : longues montées, enchaînements de cols, routes forestières, passages ouverts sur les chaumes, vues soudaines sur la plaine d’Alsace et descentes qui demandent de l’attention.

Les grands secteurs cyclistes ne manquent pas : la montée vers le col de la Schlucht, les routes autour du Hohneck, l’approche du Markstein, l’ascension du Grand Ballon, ou encore les passages vers le Vieil Armand et le col Amic.

Grand-Ballon

La route des Crêtes sur les pentes du Grand-Ballon © French Moments

Ce ne sont pas forcément les Alpes, mais les Vosges savent très bien faire souffrir les mollets. Elles le font parfois avec le sourire, en offrant une belle vue au sommet, mais les mollets, eux, n’oublient pas.

Pour les cyclistes, la Route des Crêtes est particulièrement intéressante parce qu’elle permet d’enchaîner les efforts. On n’est pas seulement sur une montée isolée, mais sur un itinéraire de montagne qui joue avec les crêtes, les cols et les vallées.

La Route des Crêtes et le Tour de France

Le Tour de France a souvent contribué à faire connaître les routes vosgiennes auprès du grand public. Le Grand Ballon, le Markstein, le Hohneck, le Ballon d’Alsace ou encore le Vieil Armand appartiennent désormais à l’imaginaire cycliste du massif.

La Route des Crêtes et ses routes voisines constituent un terrain idéal pour la Grande Boucle : les pentes ne sont pas toujours interminables, mais les enchaînements peuvent être redoutables. Les coureurs passent d’une vallée à l’autre, montent vers les crêtes, redescendent, relancent, puis retrouvent une nouvelle difficulté.

Les Hautes-Chaumes © French Moments

Les Hautes-Chaumes © French Moments

En 2026, l’étape Mulhouse – Le Markstein Fellering remettra les Hautes-Vosges au premier plan. Le parcours traversera plusieurs secteurs emblématiques du sud du massif, avec une arrivée au Markstein, haut lieu de la Route des Crêtes.

Pour les téléspectateurs, ce sera une vitrine magnifique des paysages vosgiens. Pour les coureurs, ce sera probablement une journée beaucoup moins contemplative.

C’est aussi ce qui rend la Route des Crêtes intéressante : elle peut être une promenade familiale, une route touristique, une sortie de randonnée, un terrain de vélo ou une scène du Tour de France. Tout dépend de la manière dont on l’aborde.

La Route des Crêtes en moto : prudence et panoramas

La Route des Crêtes attire également de nombreux motards.

On comprend pourquoi : les virages, les vues, les cols et les changements d’ambiance en font un itinéraire agréable. Mais cette fréquentation demande aussi de la prudence, surtout en haute saison.

La route est partagée avec les voitures, les cyclistes, les camping-cars, les piétons aux abords des parkings et parfois même les animaux. Certains secteurs sont étroits, les virages peuvent surprendre, et la météo change vite en altitude.

La route des Crêtes près du Rainkopf © French Moments

La route des Crêtes près du Rainkopf © French Moments

La Route des Crêtes n’est pas un circuit. C’est une route de montagne, dans un environnement fragile et très fréquenté. Le plaisir de la parcourir doit donc rester compatible avec le respect des autres usagers et des paysages.

Après tout, si l’on monte sur les crêtes, c’est pour profiter de la beauté du massif, pas pour transformer les chaumes en ligne droite imaginaire.

Conseils pratiques pour visiter la Route des Crêtes

La Route des Crêtes paraît simple sur une carte. Une belle route de montagne, quelques cols, des sommets, des arrêts panoramiques, et le tour est joué.

En réalité, pour bien en profiter, il vaut mieux prévoir un peu d’organisation. La météo peut changer rapidement, certains secteurs sont très fréquentés en été, et les plus beaux moments de la journée ne sont pas toujours ceux que l’on imagine.

Voici quelques conseils pratiques pour organiser votre découverte de la Route des Crêtes dans les meilleures conditions.

Lac des Truites vu du Gazon du Faing © French Moments

Le lac des Truites vu du Gazon du Faing © French Moments

Quelle est la meilleure période pour parcourir la Route des Crêtes ?

La meilleure période pour parcourir la Route des Crêtes s’étend généralement de la fin du printemps au début de l’automne.

En mai et juin, les paysages reverdissent, les chaumes retrouvent leurs couleurs et la fréquentation reste souvent plus raisonnable qu’en plein été. Juillet et août offrent les journées les plus longues, mais aussi davantage de monde, surtout autour du Hohneck, du Grand Ballon, du Markstein ou du col de la Schlucht.

Gazon du Faing : intempéries dans les Vosges © French Moments

Pluie sur le versant lorrain au Gazon du Faing © French Moments

Septembre est sans doute l’un des plus beaux mois pour découvrir la Route des Crêtes. La lumière devient plus douce, les panoramas sont souvent magnifiques et l’ambiance est plus calme après la haute saison.

L’automne peut être superbe, notamment lorsque les forêts prennent leurs couleurs. Mais les journées raccourcissent, la météo devient plus changeante et les premières conditions hivernales peuvent arriver assez vite sur les hauteurs.

Dans les Vosges, l’altitude reste modeste sur le papier, mais la montagne sait rappeler qu’elle a son propre calendrier. Elle ne consulte pas toujours celui des touristes avant de faire tomber le brouillard.

La Route des Crêtes est-elle ouverte en hiver ?

La Route des Crêtes n’est pas ouverte toute l’année sur l’ensemble de son tracé.

Certaines portions sont fermées pendant la période hivernale, en fonction de la neige, du verglas et des conditions de circulation. La fermeture intervient souvent à partir de la mi-novembre, avec une réouverture au printemps selon l’enneigement et les décisions des autorités locales.

Il est donc indispensable de vérifier l’état des routes avant de partir, surtout entre novembre et avril. Les conditions peuvent varier d’un secteur à l’autre : une portion peut être accessible tandis qu’une autre reste fermée.

Route des crêtes en hiver © French Moments

Fermeture hivernale de la Route des Crêtes au Grand Ballon © French Moments

Cela ne signifie pas que les crêtes perdent tout intérêt en hiver. Au contraire, les paysages peuvent être magnifiques sous la neige. Mais l’accès se fait alors autrement : depuis les stations, les parkings ouverts, les itinéraires de raquettes, les pistes de ski de fond ou les secteurs aménagés.

En hiver, la Route des Crêtes devient moins une route panoramique qu’un territoire de montagne. Et cela change complètement l’expérience.

Combien de temps faut-il pour parcourir la Route des Crêtes ?

Techniquement, on peut parcourir une grande partie de la Route des Crêtes en quelques heures.

Mais ce serait vraiment passer à côté de l’essentiel.

Pour une première découverte, je conseille de prévoir au minimum une journée complète. Cela permet de rouler tranquillement, de s’arrêter aux principaux points de vue, de marcher un peu, de déjeuner dans une ferme-auberge et de profiter des paysages sans regarder constamment l’heure.

Si vous aimez randonner ou photographier, deux jours ne seront pas de trop. Vous pourrez alors consacrer une journée au secteur nord, autour du Gazon du Faing, de la Schlucht et du Hohneck, puis une autre au secteur sud, autour du Markstein, du Grand Ballon et du Vieil Armand.

La Route des Crêtes n’est pas une autoroute de montagne. C’est un itinéraire qui se savoure par fragments, pauses et détours.

Quel est le meilleur moment de la journée pour les panoramas ?

Pour les panoramas, les plus beaux moments sont souvent le matin et la fin d’après-midi.

Le matin, la lumière est plus douce, l’air peut être plus clair et la fréquentation reste généralement plus faible. C’est un excellent moment pour les photos, surtout si vous souhaitez profiter du calme sur les chaumes ou autour des sommets.

Col du Haag, Vosges © French Moments

Panneau de direction pour le Grand Ballon © French Moments

La fin d’après-midi offre une autre ambiance. La lumière descend, les reliefs se dessinent mieux, la plaine d’Alsace prend parfois des teintes dorées, et les longues ombres donnent plus de profondeur au paysage.

En milieu de journée, la lumière peut être plus dure, surtout en été. Mais c’est aussi le moment idéal pour une pause dans une ferme-auberge. Comme quoi, même la lumière imparfaite peut avoir ses compensations.

Où voir les Alpes depuis la Route des Crêtes ?

Par temps très clair, il est possible d’apercevoir les Alpes depuis plusieurs secteurs de la Route des Crêtes.

Les meilleurs points de vue se trouvent notamment autour du Hohneck, du Markstein, du Grand Ballon et du Hartmannswillerkopf – Vieil Armand. Le Grand Ballon, point culminant des Vosges, est l’un des meilleurs endroits pour espérer distinguer les sommets alpins à l’horizon.

Mais il faut être honnête : voir les Alpes depuis les Vosges n’est jamais garanti. Tout dépend de la météo, de la pureté de l’air, de la saison et de la luminosité.

Mont Blanc du Grand Ballon © French Moments

Le Mont Blanc (à droite) et le Chasseral (à gauche) vus du Grand Ballon © French Moments

Les journées froides et claires, notamment après un changement de temps, offrent souvent les meilleures chances. Quand les Alpes apparaissent, c’est toujours un petit événement. On était venu pour les Vosges, et soudain le regard file bien au-delà de la plaine, du Jura et de la Suisse.

Où manger sur la Route des Crêtes ?

Les fermes-auberges font partie de l’expérience de la Route des Crêtes.

Elles rappellent l’histoire pastorale des Hautes-Chaumes et offrent une cuisine de montagne généreuse : repas marcaire, tourtes, fromages, pommes de terre, tartes aux myrtilles et autres spécialités vosgiennes.

On trouve des fermes-auberges dans plusieurs secteurs de l’itinéraire, notamment autour du Gazon du Faing, du Hohneck, du Markstein, du Grand Ballon et des chaumes voisines.

Ferme auberge du Haag © French Moments

Ferme auberge du Haag © French Moments

En haute saison, mieux vaut réserver, surtout le week-end. Certaines adresses sont très connues et peuvent être vite complètes. Il faut aussi vérifier les jours et périodes d’ouverture, car toutes les fermes-auberges ne fonctionnent pas de la même manière selon la saison.

Et puis, il faut garder un peu de souplesse. Dans les Vosges, une bonne ferme-auberge au bon moment peut transformer une simple journée de route en souvenir durable. Surtout si une tarte aux myrtilles décide de s’inviter à la table.

Que faut-il prévoir avant de partir ?

Même si la Route des Crêtes est facilement accessible, elle reste une route de montagne.

Il vaut mieux prévoir des vêtements adaptés, même en été. Le vent peut être frais sur les chaumes, le brouillard peut arriver vite, et la température change nettement entre la plaine d’Alsace et les sommets.

Prévoyez aussi de bonnes chaussures si vous comptez marcher, même pour de courtes balades. Certains sentiers peuvent être pierreux, humides ou glissants.

Storkenkopf © French Moments

Le col du Haag et le Storkenkopf © French Moments

Pour les photos, vérifiez la météo, mais aussi la visibilité. Une journée parfaitement ensoleillée dans la plaine ne garantit pas toujours un panorama dégagé sur les crêtes. À l’inverse, une mer de nuages peut offrir un spectacle extraordinaire depuis les hauteurs.

Enfin, gardez du temps libre dans votre programme. La Route des Crêtes récompense rarement ceux qui veulent tout cocher trop vite. Elle préfère les voyageurs qui s’arrêtent, regardent, marchent un peu, changent d’avis, prennent une route secondaire, et acceptent que la montagne ait le dernier mot.

Autour de la Route des Crêtes

La Route des Crêtes peut se découvrir seule, bien sûr. Mais elle prend encore plus de sens lorsqu’on la replace dans son environnement.

Elle domine les vallées alsaciennes, rejoint les grands sommets vosgiens, croise des lieux de mémoire, et complète merveilleusement d’autres itinéraires touristiques en Alsace-Lorraine.

Si vous avez un peu de temps, voici quelques idées pour prolonger la découverte.

La Route des Vins d’Alsace, le pendant de la Route des Crêtes

survolé la route des vins d'Alsace

La route des Vins à Hunawihr © French Moments

La Route des Vins d’Alsace forme un contraste magnifique avec la Route des Crêtes.

En bas, les villages viticoles, les maisons à colombages, les vignes, les remparts et les caves. En haut, les chaumes, les cols, les sommets, les fermes-auberges et les grands panoramas.

Les deux itinéraires racontent deux visages complémentaires de l’Alsace.

  • La Route des Vins montre l’Alsace des villages, du patrimoine et du vignoble. 
  • La Route des Crêtes révèle l’Alsace montagnarde, plus rude, plus ouverte, parfois plus silencieuse.

C’est pourquoi j’aime les associer. On peut très bien imaginer un séjour qui combine les deux : une journée dans les villages de la Route des Vins, puis une journée sur les hauteurs vosgiennes. Cela permet de comprendre à quel point l’Alsace change vite de visage dès que l’on quitte la plaine pour monter vers les crêtes.

Et puis, soyons honnêtes : alterner dégustation de vin blanc et marche sur les chaumes, c’est une façon assez efficace d’équilibrer les plaisirs.

Les vallées alsaciennes au pied de la Route des Crêtes

La Route des Crêtes domine plusieurs grandes vallées alsaciennes.

Depuis ses hauteurs, on peut rejoindre ou apercevoir la vallée de Munster, la vallée de la Thur, la vallée de la Doller, la vallée de la Lauch ou encore les secteurs autour de Kaysersberg et de Sainte-Marie-aux-Mines.

vallée de Kaysersberg

Vallée de Kaysersberg © French Moments

Ces vallées sont essentielles pour comprendre l’itinéraire. Elles servent de portes d’accès, de points de départ, de lieux d’hébergement et de transitions entre la plaine et la montagne.

Chacune a son caractère. La vallée de Munster est très liée aux hautes-chaumes et à la tradition fromagère. La vallée de la Thur mène vers le Markstein, le Grand Ballon et le lac de Kruth-Wildenstein. La vallée de la Doller ouvre vers le Ballon d’Alsace, le lac d’Alfeld et les paysages plus sauvages des Vosges du Sud.

La Route des Crêtes offre les grands horizons. Les vallées, elles, donnent la profondeur humaine du massif : villages, rivières, anciennes industries, traditions, randonnées et souvenirs de vie locale.

La Route Joffre, entre Doller et Thur

La Route Joffre est une autre route vosgienne passionnante, plus courte et plus discrète que la Route des Crêtes.

Elle relie le secteur de Masevaux, dans la vallée de la Doller, à Bitschwiller-lès-Thann, dans la vallée de la Thur, en passant par Houppach, le col du Schirm, Bourbach-le-Haut et le col du Hundsruck.

Route Joffre - Sur les hauteurs du massif du Rossberg © French Moments

Sur les hauteurs du massif du Rossberg © French Moments

Comme la Route des Crêtes, elle possède une origine liée à la Première Guerre mondiale. Elle rappelle que les routes de montagne des Vosges ne sont pas seulement des itinéraires touristiques. Beaucoup ont aussi une histoire militaire, stratégique ou mémorielle.

Aujourd’hui, la Route Joffre est appréciée des automobilistes, des cyclistes et des randonneurs. Le col du Hundsruck permet notamment de partir vers le massif du Rossberg, le Thannerhubel et les fermes-auberges du secteur.

C’est une belle extension pour ceux qui veulent découvrir les Vosges du Sud au-delà des grands classiques.

Le Ballon d’Alsace, autre grand sommet des Vosges du Sud

Ballon d'Alsace © French Moments

Randonnée dans le massif du Ballon d'Alsace © French Moments

Même s’il ne se trouve pas directement sur la Route des Crêtes classique, le Ballon d’Alsace constitue une belle prolongation vers le sud.

Situé à la rencontre de l’Alsace, de la Lorraine et de la Franche-Comté, il appartient à ces sommets emblématiques qui racontent la géographie complexe du massif vosgien.

On y trouve de beaux panoramas, des possibilités de randonnée, une ambiance de montagne familiale et une histoire fortement liée aux anciennes frontières. Le Ballon d’Alsace permet aussi de prolonger la découverte vers la vallée de la Doller, le lac d’Alfeld, Sewen ou encore le Territoire de Belfort.

Pour ceux qui aiment les grands itinéraires de montagne, il peut compléter naturellement une découverte de la Route des Crêtes.

La vallée de la Doller © French Moments

La vallée de la Doller © French Moments

Thann, Cernay et le retour vers la plaine d’Alsace

Au sud de la Route des Crêtes, la descente vers Uffholtz, Cernay et Thann marque le retour vers la plaine d’Alsace.

C’est une transition intéressante. Après les chaumes, les sommets et les cols, on retrouve les villages, les vignes, les petites villes historiques et les paysages du piémont.

Thann mérite particulièrement l’arrêt. Avec sa collégiale Saint-Thiébaut, son vignoble du Rangen et sa position à l’entrée de la vallée de la Thur, la ville constitue une belle conclusion à l’itinéraire.

Thann vu du Rangen en hiver © French Moments

Thann vu du Rangen en hiver © French Moments

Cernay, Uffholtz et les villages voisins rappellent aussi que la Route des Crêtes n’existe pas isolément. Elle s’inscrit dans un territoire complet, entre montagne, mémoire, vignoble et plaine.

C’est peut-être cela qui fait la richesse de cet itinéraire : on commence sur les hauteurs, mais l’on comprend très vite que les crêtes ne prennent tout leur sens qu’en dialogue avec les vallées et la plaine.

FAQ sur la Route des Crêtes

Combien de kilomètres fait la Route des Crêtes ?

La Route des Crêtes fait environ 88 kilomètres entre Sainte-Marie-aux-Mines et Uffholtz, près de Cernay.

Cela peut sembler raisonnable, mais il ne faut pas juger cet itinéraire uniquement à sa longueur. La route traverse des secteurs de montagne, avec de nombreux cols, virages, arrêts panoramiques et possibilités de randonnée.

Si vous voulez vraiment profiter du parcours, mieux vaut prévoir large. La Route des Crêtes n’est pas une route à “faire” rapidement. C’est une route à savourer.

Combien de temps faut-il pour parcourir la Route des Crêtes ?

Il est possible de parcourir la Route des Crêtes en quelques heures, mais ce serait dommage de la réduire à un simple trajet.

Pour une première découverte, prévoyez au moins une journée complète. Cela vous permettra de vous arrêter au Gazon du Faing, au col de la Schlucht, au Hohneck, au Markstein, au Grand Ballon ou encore au Hartmannswillerkopf – Vieil Armand.

Si vous aimez marcher, photographier ou déjeuner en ferme-auberge, deux jours seront encore mieux. Vous pourrez ainsi découvrir l’itinéraire sans courir, ce qui est toujours préférable en montagne.

La Route des Crêtes est-elle ouverte toute l’année ?

Non, la Route des Crêtes n’est pas ouverte toute l’année sur l’ensemble de son parcours.

Certaines portions ferment pendant l’hiver, généralement à partir de la mi-novembre, selon l’enneigement, le verglas et les décisions des autorités locales. La réouverture intervient au printemps, là encore selon les conditions météo.

Avant de partir entre novembre et avril, il est donc indispensable de vérifier l’état des routes. En hiver, les crêtes restent magnifiques, mais on les découvre plutôt depuis les stations, les itinéraires de raquettes, les pistes de ski de fond ou les secteurs encore accessibles.

Quels sont les plus beaux points de vue de la Route des Crêtes ?

Les plus beaux points de vue de la Route des Crêtes se trouvent notamment autour du Gazon du Faing, du Hohneck, du Markstein, du Grand Ballon et du Hartmannswillerkopf – Vieil Armand.

Le Hohneck offre une vue spectaculaire sur les cirques glaciaires et les vallées. Le Grand Ballon, point culminant des Vosges, permet d’embrasser une grande partie du massif. Le secteur du Vieil Armand offre quant à lui de beaux panoramas sur la plaine d’Alsace, dans un cadre chargé d’histoire.

Par temps clair, on peut parfois apercevoir la Forêt-Noire, le Jura et même les Alpes.

Peut-on voir les Alpes depuis la Route des Crêtes ?

Oui, il est possible de voir les Alpes depuis certains points de la Route des Crêtes, mais ce n’est jamais garanti.

Les meilleures chances se trouvent autour du Hohneck, du Markstein, du Grand Ballon et du Hartmannswillerkopf – Vieil Armand. Les journées froides, sèches et très claires offrent souvent les meilleures conditions de visibilité.

Quand les Alpes apparaissent à l’horizon, c’est toujours un moment particulier. On se trouve dans les Vosges, mais le regard traverse soudain la plaine d’Alsace, le Jura et la Suisse pour rejoindre les grands sommets lointains.

Peut-on faire la Route des Crêtes avec des enfants ?

Oui, la Route des Crêtes peut très bien se découvrir en famille.

Plusieurs arrêts sont faciles d’accès, et certaines petites marches permettent de profiter des panoramas sans se lancer dans de longues randonnées. Le Grand Ballon, le Markstein, le col de la Schlucht ou certains secteurs de chaumes peuvent convenir à une découverte familiale, à condition d’adapter la sortie à l’âge des enfants et à la météo.

Il faut toutefois rester prudent. Les crêtes peuvent être ventées, le brouillard peut arriver vite, et certains sentiers présentent des passages plus raides ou exposés. Avec des enfants, mieux vaut privilégier les itinéraires balisés, les chaussures adaptées et les pauses régulières.

La Route des Crêtes est-elle adaptée au vélo ?

Oui, la Route des Crêtes est très appréciée des cyclistes, mais elle demande une bonne condition physique.

Les montées peuvent être longues, les enchaînements fatigants, et la météo change vite en altitude. Les secteurs du col de la Schlucht, du Markstein, du Grand Ballon ou du Vieil Armand sont particulièrement intéressants pour les amateurs de vélo de montagne.

La route est aussi fréquentée par les voitures, motos et camping-cars. La prudence est donc indispensable, surtout en haute saison.

Pour les cyclistes, la Route des Crêtes offre une expérience magnifique : effort, paysages, cols, chaumes et grands horizons. Mais les Vosges, même arrondies, savent rappeler aux jambes qu’une montagne reste une montagne.

Le Tour de France passe-t-il par la Route des Crêtes ?

Le Tour de France emprunte régulièrement les routes des Vosges, notamment autour du Grand Ballon, du Markstein, du Ballon d’Alsace, du Vieil Armand ou des cols voisins.

La Route des Crêtes et ses accès constituent un terrain idéal pour la Grande Boucle. Les ascensions ne sont pas toujours aussi longues que dans les Alpes ou les Pyrénées, mais les enchaînements peuvent être très exigeants.

En 2026, l’étape Mulhouse – Le Markstein Fellering remettra les Hautes-Vosges à l’honneur, avec plusieurs difficultés dans le sud du massif. Pour les téléspectateurs, ce sera une belle vitrine des paysages vosgiens. Pour les coureurs, probablement une journée un peu moins touristique.

Peut-on manger sur la Route des Crêtes ?

Oui, et c’est même l’un des grands plaisirs de l’itinéraire.

Les fermes-auberges font partie de l’identité de la Route des Crêtes. Elles permettent de découvrir une cuisine de montagne généreuse, liée aux hautes-chaumes et à la tradition pastorale vosgienne.

On peut y déguster un repas marcaire, des pommes de terre, du fromage, une tourte, une tarte aux myrtilles ou d’autres spécialités locales.

En haute saison, il est conseillé de réserver. Certaines fermes-auberges sont très fréquentées, surtout les week-ends et pendant les vacances. Une bonne tarte aux myrtilles, dans les Vosges, peut provoquer des mouvements de population tout à fait respectables.

Quelle est la plus belle partie de la Route des Crêtes ?

Tout dépend de ce que vous recherchez.

Pour les grands panoramas, le secteur du Hohneck et du Grand Ballon est particulièrement impressionnant. Pour l’ambiance des hautes-chaumes, les secteurs du Gazon du Faing, du Rainkopf et du Markstein sont magnifiques. Pour la mémoire historique, le Hartmannswillerkopf – Vieil Armand est incontournable.

La plus belle partie de la Route des Crêtes n’est donc pas forcément un seul lieu. C’est peut-être justement cette succession d’ambiances : forêts, chaumes, sommets, cols, fermes-auberges, vallées, panoramas et lieux de mémoire.

Pour en savoir plus sur la Route des Crêtes

La Route des Crêtes est l’un des plus beaux itinéraires des Vosges, mais elle n’est qu’une porte d’entrée vers un territoire beaucoup plus vaste.

Pour prolonger la découverte, vous pouvez explorer le Grand Ballon, le Hartmannswillerkopf – Vieil Armand, la vallée de la Thur, la vallée de la Doller, le Ballon d’Alsace, la Route Joffre ou encore les villages de la Route des Vins d’Alsace.

C’est toute la richesse de cette partie de l'Alsace-Lorraine : en quelques kilomètres, on passe des vignes aux chaumes, des villages alsaciens aux sommets vosgiens, des fermes-auberges aux lieux de mémoire, des routes touristiques aux chemins de randonnée.

La Route des Crêtes n’est donc pas seulement un itinéraire panoramique.

C’est une ligne de rencontre entre l’Alsace et la Lorraine, entre la montagne et la plaine, entre l’histoire et les paysages.

Et c’est précisément ce qui la rend inoubliable.

Route des Crêtes des Vosges © French Moments
Découvrez la Route des Crêtes des Vosges © French Moments
A propos de l'auteur

Pierre a grandi en Alsace, en Lorraine et en Allemagne avant de s’établir en Australie. Passionné de la France et de sa culture, il a fondé French Moments, une organisation initialement basée à Sydney qui promeut notre beau pays au public anglophone. En 2014, il est revenu s’installer en Europe avec son épouse Rachel et sa petite fille Aimée. Professeur d’économie et de management en BTS, Pierre est également formateur de français en langue étrangère et guide touristique. Après avoir résidé quelques années en Ile de France et en Savoie, il promeut aujourd'hui la France depuis l'East Sussex en Angleterre.

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  • Cette route des Crêtes, des Vosges, me rappelle de bons souvenirs, mais cela fait si longtemps, maintenant, que tes photos me donnent vraiment envie d’y retourner. Toutes ces explications nous seront d’une grande utilité lors d’un futur voyage en Alsace. Merci et à très bientôt.

  • J’avais parcouru une petite partie de cette route il y a quelques années, les paysages m’avaient charmée. Merci pour cet article très complet !

    • Merci Caro pour ton gentil commentaire. Ces paysages sont effectivement magnifiques… et pour celles et ceux qui, comme moi, adorent les panoramas, on est bien servi !!

  • Quelle route ! Je ne connaissais pas du tout cette route des crêtes mais ton article me donne vraiment envie de la sillonner à mon tour. Et cette vue sur les Alpes depuis le Grand Ballon, c’est juste magique. Merci pour ta participation au thème du mois 🙂

    • Merci Alexis, j’ai participé avec beaucoup de plaisir à ce thème ! Et la vue sur les Alpes, c’est un de mes panoramas préférés (mais elle n’est pas toujours visible, ce qui fait son enchantement !).

    • Eh oui, les Vosges sont peut-être un « bas massif » par rapport aux Alpes et aux Pyrénées, elles n’en demeurent pas moins des montagnes – et c’est surtout le dénivelé entre la plaine d’Alsace (200-300 m) et les plus hauts sommets (1000-1400 m) qui accentue le relief. Heureusement les sommets sont arrondis, d’où le joli nom de « ballons » qu’on leur prête !

  • Depuis nos vacances de l’été dernier à Munster, cette fameuse route des Crêtes me parle maintenant ! Nous avons la chance d’avoir eu un super propriétaire (de notre maison de location) qui nous a proposé une rando du côté du Hohneck. Il nous a expliqué plein de choses sur les bornes et toute cette partie de l’histoire de France qu’il connaissait sur le bout des doigts, en tant que passionné… C’était super ! Je me souviens aussi de toutes nos autres magnifiques randos dans la région du côté du col de la Schlucht, du lac Blanc, du lac des Truites, du gazon du Faing etc… Merci pour tous ces jolis souvenirs qui remontent à la surface !

    • Merci beaucoup Sylvie pour ton gentil commentaire. Je suis trop heureux de faire ressurgir ces beaux souvenirs ! C’est vrai qu’il est vraiment mieux de parcourir la Route des Crêtes à pied, surtout de la Schlucht au Molkenrain (ma partie préférée !). On profite mieux des superbes panoramas tout en ne forçant pas trop au niveau des dénivelés 🙂

  • Que c’est beau. Pierre ton blog est une merveille. Tu nous donnes vraiment envie de découvrir ta belle région.
    J’y pense, participes tu au partage de photos sur Twitter ? #MaPhotoEnFranceAussi
    Tes clichés sont magnifiques, faut les partager.

  • bonjour, bravos pour vos article et votre blog en general. je souhaite faire la route des crêtes en août en campingcar. pourriez vous me dire si toute la route est practicable en camping car?
    merci

    • Merci beaucoup Jean-Marie ! Oui, la route des crêtes est praticable en camping-car pendant l’été, même si le dénivelé est parfois important (surtout dans les montées pour atteindre la crête).

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