La riche histoire de Strasbourg en Alsace

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Strasbourg, la ville des routes. Elle porte bien son nom, la capitale de la région Grand-Est ! Comment raconter l’histoire d’une ville de plus de 2000 ans sans en écrire une encyclopédie ? Peine perdue… aussi j’ai choisi de vous raconter les faits marquants de Strasbourg, de l’Antiquité à l’après Seconde guerre mondiale. Le long de ces quelques lignes, vous y découvrirez la riche histoire de Strasbourg.


Histoire de Strasbourg

Histoire de Strasbourg : Plan de la ville au Moyen-Age

La riche histoire de Strasbourg

Lorsqu’il s’agit de parler de l’histoire d’une ville de plus de 2000 ans, la tâche est ardue face aux innombrables histoires et anecdotes à relater. La riche histoire de Strasbourg se dévoile au détour d’une rue, au coin d’une place, à l’intérieur d’une église, ou encore lors d’une visite dans un musée. Et connaitre son histoire aide à mieux comprendre ses monuments et églises. La situation de la « ville des routes » (l’origine de son nom actuel en vieil allemand) à la frontière de deux mondes – roman et germanique – ajoutera à la richesse de son passé, pour le pire et le meilleur. Aujourd’hui, Strasbourg a retrouvé le calme de la paix et, suite à ses souffrances des 19e et 20e siècles, a mérité son nom de « Capitale de l’Europe » réconciliée.


Strasbourg pendant l’Antiquité

Les premières traces de l’installation durable d’une population sur le site de Strasbourg remontent à 1300 avant J.C. Les Celtes y ont développé une cité vers la fin du 3e siècle avant J.C. sous le nom d’Argentorate. En 58 avant J.C., les troupes romaines de Jules César abordèrent les rives du Rhin et édifièrent un campement militaire fortifié près de la cité qu’ils rebaptisèrent « Argentoratum ». Avec une population croissante atteignant près de 10 000 habitants aux alentours de l’an 20, la petite ville fut élevée au rang de colonie militaire. A chaque défaite de l’armée romaine dans les contrées de l’autre côté du fleuve, Argentoratum fut la base de repli. En 260, les Romains quittèrent la Germanie et Argentoratum redevint une ville frontalière.

Au 4e siècle, la puissance romaine aux bords du Rhin fut réduite suite aux incursions répétées des barbares, et Argentorate fut livrée à son sort. En 355, les Alamans saccagèrent la  ville et en 451, le terrible Attila le Hun la détruisit entièrement. D’après la légende, là où passe Attila, l’herbe ne repousse plus.

Attila le Hun peint par Eugène Delacroix

L’avènement de Clovis et de sa conversion à la foi chrétienne permirent à plusieurs villes de prospérer à l’abri de son autorité. Ce fut le cas d’Argentoratum, rebaptisé Strateburgum en 496 par les Francs. Au 6e siècle, l’évêque de Strasbourg fut l’un des rares à établir son autorité dans la région du Rhin supérieur. Ses successeurs ne manquèrent pas de profiter de l’absence de rivaux pour asseoir leur autorité ou leur influence sur l’Alsace et la Plaine de Bade.


L’histoire de Strasbourg au Moyen-âge

L’histoire de Strasbourg prend un tournant décisif au Moyen-Âge. En 842Charles le Chauve et Louis le Germanique conclurent dans la ville le Serment de Strasbourg, visant à éloigner leur frère Lothaire du partage de l’Empire légué par leur grand-père, Charlemagne. Il s’agit du plus ancien texte rédigé à la fois en langue romane et en langue germanique.

Le Traité de Verdun, conclut un an plus tard, plaça Strasbourg dans le royaume de Lotharingie, l’ancêtre de la Lorraine. Après un nouveau changement de frontières en 870, Strasbourg redevint la possession de Louis le Germanique et pencha alors vers les Pays Allemands.

Lorsqu’en 962Otton le Grand fonda le Saint-Empire romain germanique, Strasbourg bénéficia d’une longue période d’expansion et de prospérité grâce à l’obtention du droit de justice et celui de battre monnaie. Fort de ces pouvoirs temporels, l’évêque de Strasbourg continua de jouir d’une forte influence, notamment Werner de Habsbourg qui décida la construction d’une cathédrale romane au 11e siècle. Vers 1100, les habitations furent protégées par une nouvelle enceinte fortifiée et en 1160, les autorités religieuses décidèrent le remplacement de la cathédrale romane par une plus grandiose encore, dans le style gothique, à la mode en Ile de France. Simultanément à l’importante croissance démographique (la ville devint une des plus peuplée du Saint-Empire), plusieurs ordres monacales, notamment  franciscains et dominicains s’y établirent. Au 13e siècle, le mur d’enceinte fut agrandi et porta le nombre de ses tours défensives à 80, dont les fameuses tours des Ponts-Couverts.

Les Ponts Couverts dans l’histoire de Strasbourg © François Guernier – French Moments

En 1201, l’empereur Philippe de Souabe éleva Strasbourg au rang convoité de Ville Libre de l’Empire sous l’impulsion des riches familles seigneuriales alsaciennes. Un Conseil municipal se forma en 1220 et fut chargé de l’administration et de la justice, fonctions jusqu’à présent réservées au clergé. L’influence grandissante de la bourgeoisie menaça l’autorité de l’évêque et s’ensuivit un conflit armé entre, d’une part l’armée épiscopale de Walter de Geroldseck et, d’autre part les Strasbourgeois, soutenus par l’empereur Rodolphe 1er de Habsbourg. L’issue de la bataille de Hausbergen en 1262 fut fatale pour l’évêque qui perdit son influence. Suite à cet épisode, le 14e siècle fut le théâtre de nombreux remous politiques. A l’intérieur de la ville deux familles nobles rivales s’affrontèrent : les Zorn et les Mullenheim, provoquant une véritable guerre civile en 1332, dont l’issue fut la montée en puissance de la classe marchande et sa prise de pouvoir sur la ville.

Les demeures strasbourgeoises de la vieille ville attestent de la richesse des marchands, symbolisée par la flèche de la cathédrale (à l’époque plus haut bâtiment du monde) © French Moments

Lorsque la Grande Peste atteignit la ville au 14e siècle, les pogroms augmentèrent. On accusait les Juifs d’avoir empoisonné les puits. En 1349, plus de 2000 juifs furent brûlés vifs à l’emplacement actuel de la rue Brûlée.

L’histoire de Strasbourg, « Ville Libre Impériale », évolua grâce à son droit de lever les taxes et de battre monnaie pour se développer. Située sur un lieu de passage majeur pour le transport des marchandises (la rivière Ill la lie à Colmar et le Rhin aux autres grandes cités de Bâle, Mayence ou Cologne), la ville ne rechigna pas sur les diverses taxes et contrôles en tout genre imposés par la puissante corporation des bateliers.

En 1439, la flèche de la cathédrale Notre-Dame fut achevée et, en qualité de plus haut monument de la Chrétienté, symbolisa la puissance de la ville.

La flèche de la cathédrale de Strasbourg, symbole de la puissance de la ville © French Moments

Forte de ses 26 000 habitants (dont 10 000 réfugiés de la guerre de Cent Ans qui résidaient en-dehors des fortifications), Strasbourg était capable de lever une armée de 4500 hommes. Ce fut à cette époque que Gutenberg, originaire de Mayence, vint séjourner à Strasbourg et inventa l’imprimerie à caractères mobiles. Peu après, la ville devint un centre majeur de l’imprimerie en Europe et commença à attirer plusieurs intellectuels et artistes.


Strasbourg, centre d’influence en Europe de l’Humanisme et la Réforme

Au début du 15e siècle, l’histoire de Strasbourg se distingue par le courant humaniste. Celui-ci tira fortement partie du développement de l’imprimerie et Jakob WimphelingGeiler von Kaysersberg ou Sébastien Brant en étaient les avocats.

Un autre fait marquant de ce siècle de changement fut l’introduction marquée de la Réforme, auquel Strasbourg adhéra dès 1525, soit 6 ans après que les thèses de Martin Luther furent affichées aux portes de la cathédrale. Officiellement, Strasbourg devint protestante en 1532 avec l’adhésion à la Confession d’Augsbourg. Avec Bâle, Montbéliard, Mulhouse et Zurich au Sud de la région du Rhin Supérieur, Strasbourg fut l’un des principaux bastions du protestantisme, au milieu d’une Alsace restée catholique et fidèle aux Habsbourg. La cathédrale, ainsi que d’autres églises de Strasbourg, furent dédiées au culte protestant.

Bien entendu, le comportement de Strasbourg n’était pas du goût de l’empereur du Saint-Empire, Charles Quint, de la dynastie des Habsbourg, ardent défenseur de la foi catholique qui, à maintes reprises, entra en guerre contre les princes protestants.

En 1592, l’utilisation de la cathédrale, enjeu stratégique, fut partagée entre les deux religions et deux évêques de chaque obédience furent nommés. Les conflits entre les deux confessions redoublèrent de plus belle et, en 1604, le catholique Charles de Lorraine devint le seul et unique évêque de la ville.

Vue générale de Strasbourg en 1644

Lorsque la guerre de Trente Ans éclata, Strasbourg et l’Alsace se trouvèrent en ligne de mire. Alors que l’Alsace fut ravagée sauvagement par les Suédois en 1633, Strasbourg ne connut pas le même sort. En effet, puissamment retranchée derrière ses modernes fortifications, elle conclut un accord avec l’empereur Ferdinand II, jurant de ne pas prendre part au conflit et de rester neutre. La contrepartie de l’empereur fut l’autorisation donnée à Strasbourg de fonder une université.


L’histoire de Strasbourg, ville française

Lors des négociations des Traités de Westphalie en 1648, les Habsbourg perdirent au profit du Royaume de France leurs possessions héréditaires en Alsace du Sud (le Sundgau). Mais Strasbourg resta Ville Libre impériale. Le 28 septembre 1681, la ville fut assiégée par l’armée de Louis XIV et, deux jours plus tard, accepta la reddition et la France entra dans l’histoire de Strasbourg.

Louis XIV arrive à Strasbourg

Louis XIV fit abattre une partie des fortifications pour symboliser la réunion de Strasbourg à la France et rendit la cathédrale au seul culte catholique.

Les négociations entre Strasbourg et le Roi soleil aboutirent à la préservation de certaines libertés essentielles de l’ancienne Ville Libre, notamment sur les plans politique, administratif et religieux. Vauban fut mandaté pour construire un système de défense à la pointe de ce qu’il se faisait à l’époque (une grande partie de ces fortifications sont encore visibles aujourd’hui). En 1716, la ville adopta le système monétaire français et abrita une garnison française très nombreuse.

Strasbourg, devenue française 33 ans après la Haute-Alsace des Habsbourg (le Sundgau), se vit confier le titre de capitale d’une province, l’Alsace, qui n’avait jamais auparavant été unifiée. L’autre côté du Rhin étant resté autrichien (Offenburg et le Brisgau), Strasbourg se retrouva bordée d’une frontière et devint le principal point de passage pour rejoindre l’Allemagne.

En 1704, lorsqu’un prince de la famille Rohan devint évêque de la ville, la foi catholique connut un regain d’intérêt. Le Palais des Rohan, en face de la cathédrale, est le témoin de ce siècle faste et prospère pour Strasbourg. Mais la ville resta toutefois majoritairement fidèle au protestantisme

La façade du Palais des Rohan à Strasbourg © French Moments

L’université de Strasbourg connut aussi un certain développement et accueillit plusieurs étudiants venus d’Allemagne, des Pays-Bas et de Grande-Bretagne. Le plus célèbre d’entre eux fut Goethe, qui fut un grand admirateur de la cathédrale.

A la Révolution française, la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 provoqua une onde de choc à Strasbourg lorsque les habitants saccagèrent l’hôtel de ville sept jours plus tard. Comme ailleurs en France, les biens du clergé furent confisqués. Mais la tension baissa rapidement jusqu’en 1792, année de déclaration de guerre de la France contre la Prusse et l’Autriche. Le 26 avril, le maire de Strasbourg, Frédéric de Dietrich, demanda à Rouget de L’Isle de composer un hymne à la gloire de l’armée du Rhin. Les volontaires venus de Marseille repartirent dans leur ville avec l’hymne et le firent connaître à travers la France. Le chant prit naturellement le nom de « La Marseillaise ».

Rouget de Lisle chantant la Marseillaise à Strasbourg

Si une pancarte sur le pont-frontière du Rhin affichait « Ici commence le pays de la liberté », la période de la Révolution, notamment celle de la Terreur ne fut pas si exaltante. Le maire De Dietrich fut guillotiné dès 1793 et les cultes catholiques et protestants interdits. La flèche de la cathédrale échappa à la destruction révolutionnaire et fut épargnée grâce à l’idée déguisée d’un Strasbourgeois de couvrir la pointe d’un immense bonnet phrygien à la gloire de la naissante République.

En 1797, l’armée française franchit le Rhin et occupa les villes allemandes voisines de Kehl et Offenburg. S’en suivit la construction d’un nouveau pont sur le Rhin et une réorganisation complète du territoire administratif par Napoléon.

Pendant l’Empire napoléonien, Strasbourg sembla retrouver une certaine stabilité lorsque commença la campagne de France en 1814. La ville fut assiégée pendant trois mois et il s’y développa une épidémie de typhus. En 1818, en même temps que sévissait une crise agricole, la tension entre catholiques et protestants montait dangereusement.

Avec la Révolution industrielle, la position de Strasbourg sur le Rhin lui permit de se développer grâce à l’aménagement de zones portuaires. Le canal de la Marne au Rhin, reliant Strasbourg à Paris via Nancy fut construit et la ligne de chemin de fer de Paris à Strasbourg inaugurée en 1847. Alors que Mulhouse, au Sud de l’Alsace, connaissait un véritable essor industriel (on la surnomma « la Manchester du Sud »), l’activité économique de Strasbourg fut tournée vers le commerce et la finance. Il y eut certes quelques industries strasbourgeoises spécialisées dans la production de la bière.

Strasbourg vers 1850


Strasbourg annexée à l’Allemagne

Mais le grand bouleversement que connut Strasbourg en 1681 lors de sa réunion à la France fut revécu en 1871, soit 190 ans plus tard, lors de la guerre franco-prussienne. La ville, après le siège de l’armée prussienne, capitula le 28 septembre sous le coup des bombardements d’artillerie et fut rattachée à l’Allemagne, par le Traité de Francfort.

La capitulation de Strasbourg en 1870 (Guerre Franco-Prussienne)

Strasbourg fut établie « capitale du Reichsland d’Alsace-Lorraine ». L’utilisation du mot ‘Lorraine’ est un abus de langage car les territoires lorrains annexés ne représentaient qu’un tiers de la région lorraine, c’est-à-dire l’actuel département de la Moselle avec Metz pour préfecture.

Les nouvelles autorités allemandes voulurent faire de Strasbourg une vitrine de leur puissance et tentèrent à plusieurs reprises de gagner le cœur de ses habitants traumatisés par l’issue de la guerre. Grâce à la volonté d’action des Prussiens et à un ambitieux plan d’aménagement urbain (la « Neustadt »), Strasbourg retrouva la voie de la prospérité. Une attention toute particulière fut donnée à l’hygiène : l’eau courante apparut en 1878, et les services de nettoyage des voiries en 1909.

Le Palais du Rhin, un des bâtiments les plus emblématiques du Quartier impérial allemand de Strasbourg

Alors que plusieurs alsaciens choisirent l’exil en France (vers Belfort, Nancy ou Paris) à la nationalité allemande en 1871, la ville ne cessa pas de s’étendre et gagna près de 100 000 habitants grâce à l’immigration de familles allemandes et à l’exode rural.


Strasbourg redevient française … et de nouveau allemande

L’histoire de Strasbourg inclut les tragiques événements du 20e siècle. La première guerre mondiale mit évidemment un terme à cette prospérité. Strasbourg ne fut cependant pas touchée par les combats, se trouvant elle-même à l’extérieur des zones de conflits de Verdun et de la Somme. La fin de la guerre et le Traité de Versailles confirmèrent le retour de la capitale alsacienne en France. Paradoxalement, le rattachement de Strasbourg (mais aussi de l’Alsace) à la France posa plusieurs problèmes, surtout d’adaptation. Les Strasbourgeois militèrent pour obtenir une certaine reconnaissance de leur statut local concernant l’administration et le dialecte alsacien. La vie culturelle fut en partie étouffée par la pression linguistique des autorités françaises face à la culture régionale.

Dans l’entre-deux guerres, la ville retrouva une certaine prospérité, toujours grâce à sa situation géopolitique : ville frontalière et emplacement du port fluvial sur le Rhin au statut international.

A partir du 3 septembre 1939, date de la déclaration de guerre par la France et le Royaume-Uni (les Alliés) à l’Allemagne nazie, le gouvernement français ordonna l’évacuation de la ville. Plus de 120 000 personnes quittèrent ainsi leur ville et se réfugièrent dans le Périgord, dans les Landes ou encore dans le  Gers. Près des deux tiers rentrèrent en Alsace dès la signature de l’armistice entre l’Allemagne et la France vaincue, en août 1940. Toutefois, tout avait changé : les Allemands avaient annexé l’Alsace et l’avaient rattachée au Pays de Bade pour former le « Gau Oberrhein » avec Strasbourg pour capitale. Hitler avait mandaté (sans suite) son architecte Albert Speer pour la transformer en une grande métropole déployée de part et d’autre du Rhin.

Pour les occupants, il fallait « germaniser » l’Alsace en employant les grands moyens. Les Alsaciens furent considérés comme citoyens allemands (Volkdeutsche), l’utilisation du français fut interdite sous peine de sanctions, et l’allemand redevint langue obligatoire. Les noms des rues furent traduits et affichés en allemand. Quant aux jeunes Strasbourgeois, ils subirent le même sort que ceux du reste de l’Alsace et de Metz : l’enrôlement dans l’armée allemande fut obligatoire, et, comme on ne pouvait trop leur faire confiance, le commandement nazi les envoya sur le front russe et peu d’entre eux en revinrent sains et saufs. Ce tragique épisode de la guerre leur a donné le nom de « Malgré-nous ».

Plaque commémorative en hommage à la libération souhaitée de Strasbourg © French Moments

Les bombardements alliés sur la région strasbourgeoise commencèrent à partir de 1943 et abimèrent plusieurs monuments de la ville : la cathédrale, le Palais Rohan et l’ancienne douane.

La ville de Strasbourg fut libérée le 23 novembre 1944 par Leclerc et les chars de la 2e D.B et le drapeau français flotta à nouveau au sommet de la cathédrale. La libération eut lieu bien avant celle de Colmar et du reste du Haut Rhin où les Allemands ne capitulèrent que le 9 février 1945.

Monument à Strasbourg honorant la mémoire du Général Leclerc © French Moments


Strasbourg, capitale de la réconciliation européenne

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, l’heure fut à la reconstruction et à la réconciliation des peuples d’Europe.

Quatre ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, dix états européens (Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) signèrent au Palais Saint-James à Londres l’acte de naissance du Conseil de l’Europe, organisme intergouvernemental fondé sur les droits de l’Homme.

Depuis, les institutions européennes ont réussi à naviguer au cours des décennies et font parties, non seulement de l’histoire de Strasbourg, mais également de celle de l’Europe entière.

Drapeaux internationaux flottants à l’hôtel de Ville de Strasbourg © French Moments


L’histoire de Strasbourg à l’aube du 21e siècle

En 1988, la Grande Ile du centre Strasbourg et la cathédrale furent ajoutées au prestigieux classement du patrimoine mondial de l’UNESCO, contribuant ainsi à la reconnaissance de son riche passé historique.

L’intégralité de la Grande Ile de Strasbourg a été classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO en 1988 © French Moments

Après l’aménagement du populaire tramway futuriste en 1994, l’arrivée du très attendu TGV-Est-Européen fit de la capitale alsacienne une des villes les plus faciles d’accès du Nord-est de la France et du Rhin Supérieur.

Au début du 21e siècle, l’histoire de Strasbourg rejoint le présent. Strasbourg est devenue une ville à la fois moderne et ouverte, sans toutefois renier son patrimoine historique. Ville désormais sans frontière, les efforts de coopération avec les villes d’outre-Rhin (l’Eurodistrict avec Kehl, Offenburg, Lahr et Achern) en feront une métropole de premier rang dans la Rhénanie, avec près d’un million d’habitants.

Le Rhin séparant les villes de Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne) © French Moments

Cet article sur l’histoire de Strasbourg a été initialement publié sur www.frenchmomentsblog.com.

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About Author

Pierre a grandi en Alsace, Lorraine et Allemagne avant de s’établir en Australie. Passionné de la France et de sa culture, il a fondé French Moments, une organisation initialement basée à Sydney qui promeut notre beau pays au public anglophone. En 2014, il est revenu s’installer en Île de France avec son épouse Rachel et sa petite fille Aimée. Professeur d’économie et de management en BTS, Pierre est également formateur de français en langue étrangère et guide touristique à Paris.

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