Massif des Bauges © French Moments
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Pierre

DERNIÈRE MISE À JOUR : 16 juillet 2026


Au sommaire !

Le massif des Bauges est l’un de ces territoires alpins que l’on aperçoit souvent sans toujours savoir le nommer. On le devine depuis Chambéry, Aix-les-Bains, Annecy ou le lac du Bourget. On le traverse parfois en voiture, en randonnée ou à vélo. Et pourtant, il reste pour beaucoup un massif discret, presque secret, coincé entre des destinations bien plus célèbres.

À l’ouest, Chambéry et Aix-les-Bains. Au nord, Annecy et son lac. À l’est, Albertville et les hautes vallées alpines. Entre tout cela, les Bauges forment un monde à part : montagnes calcaires, alpages, villages ruraux, forêts, cols, fromages, routes sinueuses et paysages ouverts sur les grands lacs de Savoie et de Haute-Savoie.

En juillet 2026, le Tour de France traversera ce massif lors de la 17e étape entre Chambéry et Voiron. Une belle occasion de remettre les Bauges sous les projecteurs. Mais ce territoire mérite bien plus qu’un simple passage télévisé. C’est un vrai pays de montagne, à la fois accessible, habité, gourmand et profondément attachant.

Massif des Bauges © French Moments

Le Massif des Bauges tutoie les Ecrins © French Moments

Où se trouve le massif des Bauges ?

Le massif des Bauges se situe dans les Préalpes du Nord, à cheval entre la Savoie et la Haute-Savoie. Il forme une sorte d’îlot montagneux entre plusieurs grands pôles alpins : Annecy au nord, Aix-les-Bains et Chambéry à l’ouest, Albertville à l’est, et la vallée de l’Isère au sud.

C’est justement cette position qui rend les Bauges si intéressantes. Elles ne sont pas isolées au fond d’une vallée difficile d’accès. Elles se trouvent au contraire au contact de villes bien connues, de lacs célèbres et de grands axes de circulation. Pourtant, dès que l’on entre dans le cœur du massif, l’ambiance change rapidement.

Les routes deviennent plus étroites. Les villages se font plus montagnards. Les prairies prennent le dessus. Les falaises calcaires apparaissent au-dessus des forêts. On n’est pas dans les très hautes Alpes, mais on est déjà pleinement en montagne.

Cité médiévale de Conflans © French Moments

Vue sur Albertville et le massif des Bauges © French Moments

Le massif appartient aujourd’hui au Parc Naturel Régional du Massif des Bauges, également reconnu comme Géoparc mondial de l’UNESCO. Cette reconnaissance souligne l’importance de ses paysages, de sa géologie, de ses patrimoines naturels et de ses traditions humaines.

Massif des Bauges Carte © Boldair - licence [CC BY-SA 4.0] from Wikimedia Commons

Carte du Massif des Bauges © Boldair - licence [CC BY-SA 4.0] from Wikimedia Commons

Un massif des Bauges entre lacs, alpages et vallées secrètes

Les Bauges ne cherchent pas à impressionner comme le Mont Blanc ou la Vanoise. Ici, le charme est plus subtil. Il faut entrer dans le massif, prendre les petites routes, monter vers les cols, s’arrêter dans les villages, regarder les lignes de crête et les alpages pour comprendre peu à peu ce qui fait son identité.

Le relief est principalement calcaire. Il donne au massif ses falaises, ses combes, ses parois claires et ses sommets parfois abrupts.

L’Arcalod, qui culmine à 2 217 mètres, est le point le plus élevé des Bauges.

Duingt en automne © French Moments

Le château de Duingt et L'Arcalod en arrière-plan © French Moments

Le massif compte d’ailleurs plusieurs sommets de plus de 2 000 mètres, parmi lesquels la Sambuy, le Pécloz, le Trélod ou encore la Pointe de Chaurionde.

Mais les Bauges ne se résument pas à leurs sommets. Leur beauté vient aussi de l’alternance entre les forêts, les prairies, les pâturages, les vallées habitées et les routes de balcon. On peut y trouver une ambiance très alpine, puis quelques kilomètres plus loin une atmosphère presque pastorale.

Depuis certains secteurs, les vues s’ouvrent vers le lac du Bourget, le lac d’Annecy, la cluse de Chambéry ou les grandes Alpes au loin. C’est l’un des grands attraits du massif : il est à la fois un monde intérieur et un balcon sur les paysages environnants.

Le Revard, au-dessus d’Aix-les-Bains, offre l’un des plus beaux belvédères sur le lac du Bourget.

Le Semnoz, au-dessus d’Annecy, regarde à la fois vers le lac, les Aravis, le Mont Blanc par temps clair, et les reliefs plus doux des Bauges.

Semnoz © French Moments

La route du sommet du Semnoz © French Moments

Ailleurs, dans le cœur du massif, l’ambiance devient plus intime : routes calmes, villages groupés, clochers, alpages, torrents et versants boisés.

Le Parc naturel régional souligne aussi la richesse écologique du territoire, avec une grande diversité d’espèces animales, de fleurs et d’habitats naturels.

Mais ce n’est pas un musée de nature figée. Les Bauges sont un territoire vivant, façonné par les habitants, les agriculteurs, les éleveurs, les randonneurs, les cyclistes et les visiteurs.

Lescheraines et les villages du massif des Bauges

Pour comprendre les Bauges, il faut parler de ses villages. Et parmi eux, Lescheraines occupe une place particulière.

Lescheraines © Florian Pépellin - licence [CC BY-SA 4.0] from Wikimedia Commons

Lescheraines au cœur du Massif des Bauges © Florian Pépellin - licence [CC BY-SA 4.0] from Wikimedia Commons

Situé au cœur du massif, Lescheraines est un bon point d’entrée pour saisir l’identité baujue. Le village se trouve dans la vallée du Chéran, entre Le Châtelard, Bellecombe-en-Bauges, les Aillons et les routes qui mènent vers le col des Prés. Ce n’est pas une station spectaculaire ni un village-musée. C’est plutôt un village de montagne simple, vivant, central, entouré de paysages qui résument bien le caractère des Bauges.

En 2026, le Tour de France passera par Lescheraines lors de l’étape Chambéry–Voiron. Pour beaucoup de téléspectateurs, ce nom apparaîtra peut-être quelques secondes à l’écran. Pourtant, il dit beaucoup du massif : une vallée verdoyante, des montagnes proches, des routes qui montent vers les cols, et cette impression d’être dans une Savoie plus discrète, loin des grandes stations et des foules estivales. 

Lescheraines © Guilhem Vellut - licence [CC BY 2.0] from Wikimedia Commons

Lescheraines © Guilhem Vellut - licence [CC BY 2.0] from Wikimedia Commons

Autour de Lescheraines, les villages des Bauges forment une sorte de constellation rurale : Le Châtelard, École, Jarsy, Bellecombe-en-Bauges, Aillon-le-Jeune, Aillon-le-Vieux, La Compôte, Doucy-en-Bauges… Chacun a son caractère, ses hameaux, ses prairies, ses granges, ses églises, ses vues.

L’architecture y est souvent simple et robuste. Elle parle d’un pays de montagne où l’on a longtemps vécu avec les saisons, les bêtes, le bois, la neige, les pentes et les contraintes du relief. Rien de trop décoratif, rien de trop théâtral. Les Bauges n’ont pas besoin de jouer les cartes postales. Elles sont plus tranquilles que cela.

C’est peut-être ce qui fait leur charme. Dans certains villages, on sent encore la montagne habitée, travaillée, transmise. On n’est pas seulement dans un décor de vacances. On est dans un territoire avec une identité forte, enracinée, parfois un peu rude, mais profondément attachante.

La vue du mont Veyrier sur les montagnes autour du lac d'Annecy © French Moments

La vue du mont Veyrier sur les montagnes du massif des Bauges © French Moments

La Tome des Bauges et les traditions d’alpage

Impossible de parler du massif des Bauges sans évoquer la Tome des Bauges. Avec un seul “m”, s’il vous plaît. Rien que cette petite particularité orthographique semble déjà vouloir dire : ici, on a nos habitudes, et elles ne sont pas forcément celles du reste du monde.

La Tome des Bauges est un fromage d’Appellation d’Origine Protégée produit sur le territoire du massif, entre Savoie et Haute-Savoie. Le nom “tome” viendrait du patois savoyard “toma”, qui désigne un fromage fabriqué dans les alpages.

Ce fromage raconte à lui seul une grande partie du paysage. Il parle des prairies, des troupeaux, des fruitières, des fermes, du lait cru, des savoir-faire transmis et de l’économie pastorale. Selon le ministère de l’Agriculture, la Tome des Bauges est produite depuis le XVIIIe siècle avec le lait cru de vaches du massif. Elle a obtenu l’AOC en 2002, puis l’AOP en 2007.

Dans les Bauges, le fromage n’est donc pas un simple produit touristique. C’est une porte d’entrée dans la culture locale. Il permet de comprendre le lien entre les habitants et leur territoire. Les alpages ne sont pas seulement beaux à photographier. Ils sont aussi des espaces de travail, de production, de transmission.

On pourrait dire que les Bauges se goûtent autant qu’elles se regardent. Et franchement, c’est plutôt une bonne nouvelle pour le visiteur.

Randonnées dans le massif des Bauges

Le massif des Bauges est un superbe terrain de randonnée. Il offre une grande variété d’itinéraires, depuis les balades familiales en fond de vallée jusqu’aux ascensions plus sportives vers les sommets calcaires du cœur du massif.

Pointe de la Galoppaz © Florian Pépellin - licence [CC BY-SA 3.0] from Wikimedia Commons

Pointe de la Galoppaz © Florian Pépellin - licence [CC BY-SA 3.0] from Wikimedia Commons

Ce qui rend les Bauges particulièrement attachantes, c’est cette diversité d’ambiances. On peut marcher au milieu des alpages, traverser des forêts fraîches, longer des torrents, monter vers un col, atteindre un belvédère sur le lac du Bourget ou le lac d’Annecy, puis redescendre vers un village où la montagne retrouve son rythme tranquille.

Parmi les secteurs les plus appréciés, le Semnoz est l’un des plus accessibles. Depuis ses hauteurs, les vues s’ouvrent vers le lac d’Annecy, les Aravis et, par temps clair, le Mont Blanc. C’est une montagne idéale pour une première approche des Bauges, surtout pour ceux qui séjournent à Annecy.

Le mont Blanc vu du Semnoz © French Moments

Le mont Blanc vu du Semnoz © French Moments

Le Revard, au-dessus d’Aix-les-Bains, offre lui aussi de magnifiques panoramas. Le belvédère domine le lac du Bourget et permet de comprendre d’un seul regard la position du massif entre lacs, villes et montagnes.

Mont Revard, Savoie © French Moments

Le sommet du Mont Revard vu du côté occidental du lac © French Moments

Dans le cœur des Bauges, les randonnées prennent souvent un caractère plus sauvage. Les secteurs d’Aillon-le-Jeune, d’École, de Jarsy, de Bellecombe-en-Bauges ou du Châtelard permettent de découvrir une montagne plus intime, faite d’alpages, de crêtes, de falaises et de villages discrets.

Semnoz © French Moments

Randonnées sur le Semnoz © French Moments

Les marcheurs plus expérimentés peuvent viser des sommets emblématiques comme le Trélod, l’Arcalod ou la Dent de Rossanaz. Ces randonnées demandent davantage d’efforts, parfois un bon sens de l’orientation et une vraie prudence, mais elles offrent de superbes vues sur l’ensemble du massif et les grandes Alpes voisines.

Semnoz Automne à Annecy © French Moments

La forêt du Crêt du Maure © French Moments

Les Bauges ne sont pas un massif de randonnée spectaculaire au sens théâtral du terme. Elles séduisent plutôt par leur sincérité : des chemins de montagne, des paysages ouverts, des villages vivants, des troupeaux dans les alpages et cette impression de marcher dans une Savoie encore très proche de ses racines rurales.

Comme toujours en montagne, il faut préparer son itinéraire, vérifier la météo, emporter de l’eau, de bonnes chaussures et éviter de surestimer ses forces. Les altitudes ne sont pas celles des plus hauts massifs alpins, mais les pentes peuvent être raides, les sentiers pierreux et les changements de temps rapides.

Le Tour de France dans le massif des Bauges

Le massif des Bauges n’est pas le plus célèbre des massifs alpins dans l’histoire du Tour de France. Il n’a pas le prestige immédiat du Galibier, de l’Izoard, de l’Alpe d’Huez ou de la Madeleine. Pourtant, la Grande Boucle y a déjà trouvé plusieurs routes intéressantes, notamment autour du Revard, du Semnoz et du col des Prés.

En 2026, le Tour de France traversera à nouveau les Bauges lors de la 17e étape entre Chambéry et Voiron. L’étape est annoncée pour le mercredi 22 juillet 2026, sur une distance de 174,7 km. Le site officiel du Tour la classe comme une étape de plaine, mais le parcours comporte tout de même un dénivelé important et plusieurs difficultés dans les premiers kilomètres.

Les coureurs quitteront Chambéry avant de se diriger vers le massif des Bauges. Le parcours passera notamment par Lescheraines, Aillon-le-Vieux, Aillon-le-Jeune et le col des Prés, avant de redescendre vers le secteur de Chambéry puis de poursuivre vers la Chartreuse et Voiron.

Pour les sprinteurs, cette étape pourrait être une occasion intéressante après la sortie des Alpes. Pour les baroudeurs, les premières difficultés dans les Bauges offriront peut-être un terrain favorable à une échappée. Et pour les téléspectateurs curieux, ce sera surtout une belle occasion de découvrir un massif dont on parle moins souvent que ses voisins.

Massif des Bauges - Semnoz © French Moments

L'arrivée au sommet du Semnoz © French Moments

Le col des Prés, une montée baujue

Le col des Prés sera l’un des points importants du passage du Tour dans les Bauges. Situé dans le sud du massif, il relie le secteur des Aillons à la vallée de Thoiry et au bassin chambérien. Son altitude est modeste à l’échelle alpine, autour de 1 135 mètres, mais ses routes peuvent être exigeantes, surtout lorsqu’elles s’insèrent dans une étape déjà vallonnée.

Col des Prés © Florian Pépellin - licence [CC BY-SA 3.0] from Wikimedia Commons

Col des Prés © Florian Pépellin - licence [CC BY-SA 3.0] from Wikimedia Commons

Dans l’histoire du Tour, le col des Prés a déjà une petite histoire. Il devait être franchi en 1998, mais l’étape concernée avait été neutralisée. En 2013, Pierre Rolland s’était présenté en tête au sommet avant d’être déclassé au profit d’Igor Antón.

Pour les cyclistes amateurs, le col des Prés est un bon exemple de ce que les Bauges peuvent offrir : pas une montée mythique aux lacets célèbres, mais une route de moyenne montagne, avec des passages en forêt, des prairies, des vues sur les reliefs voisins et une vraie sensation d’entrer dans le massif.

Le Revard, balcon du lac du Bourget

Le Mont Revard est l’un des grands noms cyclistes associés aux Bauges. Situé au-dessus d’Aix-les-Bains, il forme un balcon spectaculaire sur le lac du Bourget et la cluse savoyarde. C’est aussi l’un des points d’accès majeurs au plateau du Revard et à la Féclaz.

Mont Revard © Florian Pépellin - licence [CC BY-SA 4.0] from Wikimedia Commons

La vue du mont Revard sur le lac © Florian Pépellin - licence [CC BY-SA 4.0] from Wikimedia Commons

Le Tour de France y est passé ou y est arrivé à plusieurs reprises. Les sources spécialisées recensent notamment des passages ou arrivées au Revard en 1965, 1972, 1991, 1998 et 2013, avec des altitudes retenues différentes selon les éditions.

Pour les cyclistes, la montée du Revard est une classique savoyarde. Elle peut se gravir depuis Aix-les-Bains ou depuis le bassin chambérien. C’est une ascension longue, régulière par endroits, parfois boisée, avec une récompense magnifique au sommet : l’un des plus beaux panoramas sur le lac du Bourget. Après l’effort, le réconfort. Et dans ce cas, le réconfort est plutôt grand format.

Le Semnoz, la montagne d’Annecy

À l’autre extrémité du massif, le Semnoz domine Annecy et son lac. Pour beaucoup d’Annéciens, c’est la montagne de proximité par excellence : ski en hiver, randonnées en été, pâturages, vues vers le Mont Blanc et grandes échappées sur le lac.

Massif des Bauges © French Moments

Vue du Semnoz © French Moments

Le Semnoz est surtout entré dans l’histoire récente du Tour en 2013, lors de l’arrivée d’étape Annecy–Semnoz, au Crêt de Châtillon. Nairo Quintana y avait remporté l’étape devant Joaquim Rodríguez et Chris Froome, sur une montée classée hors catégorie.

Le Crêt de Châtillon offre plusieurs possibilités d’ascension à vélo. Les profils varient selon le versant : depuis Annecy, depuis Quintal, ou depuis le col de Leschaux. Le Dico du Tour indique notamment 17,4 km à 7 % depuis Annecy, 11,3 km à 8,2 % depuis Quintal, et 13,4 km à 5,7 % depuis le col de Leschaux.

C’est une montée sérieuse. Pas besoin d’être professionnel pour la tenter, bien sûr, mais il vaut mieux avoir de bonnes jambes et un minimum de respect pour la pente. Le Semnoz a cette capacité très savoyarde à paraître accueillant depuis le bas, puis à rappeler assez vite que la montagne a toujours le dernier mot.

À vélo dans le massif des Bauges

Pour les cyclistes, les Bauges sont un formidable terrain de jeu. Le massif n’a pas la notoriété des grands cols alpins, mais il offre quelque chose de précieux : des routes variées, des montées accessibles mais sérieuses, de beaux paysages et souvent moins de circulation que dans les secteurs les plus touristiques.

Trois itinéraires se distinguent particulièrement.

Le col des Prés permet de découvrir le cœur des Bauges et le secteur des Aillons. C’est une montée intéressante pour ceux qui veulent associer effort sportif et ambiance rurale.

Le Revard est plus long et plus panoramique. Il convient bien aux cyclistes qui aiment les grandes ascensions régulières, avec une vraie récompense visuelle au sommet.

Le Semnoz, enfin, est le plus impressionnant des trois par son profil et son statut dans l’histoire récente du Tour. Son ascension depuis Annecy est devenue une sorte de classique pour les cyclistes de passage en Haute-Savoie.

Les Bauges se prêtent aussi aux boucles. On peut relier cols, villages et vallées sans forcément chercher l’exploit. C’est même souvent la meilleure manière de les apprécier : prendre son temps, accepter les montées, profiter des descentes, s’arrêter dans un village, remplir sa gourde, regarder les sommets et repartir doucement.

Enfin, un conseil simple : ne sous-estimez pas les Bauges. Les altitudes ne sont pas extrêmes, mais les routes peuvent être irrégulières, les pentes surprenantes et la météo changeante. Ce n’est pas parce qu’un massif est discret qu’il est facile. Les jambes, elles, le comprendront très vite.

Massif des Bauges - Albertville © French Moments

Le massif des Bauges vu d'Albertville © French Moments

Pourquoi découvrir le massif des Bauges ?

Le massif des Bauges n’est pas le plus spectaculaire des massifs alpins au premier regard. Il ne cherche pas à rivaliser avec les glaciers du Mont Blanc, les grandes stations de Tarentaise ou les panoramas vertigineux de la Vanoise.

Et c’est justement ce qui fait son charme.

Les Bauges sont plus intimes, plus rurales, plus discrètes. Elles demandent un peu d’attention. Il faut les parcourir, entrer dans leurs vallées, monter vers leurs cols, s’arrêter dans leurs villages, goûter leur fromage, regarder leurs falaises et accepter de ralentir.

Pour le visiteur curieux, c’est un territoire passionnant. Pour le randonneur, un massif de sommets et d’alpages. Pour le cycliste, un terrain exigeant mais attachant. Pour l’amateur de paysages, un balcon entre lacs et montagnes. Et pour celui qui aime les régions de France moins évidentes, moins mises en scène, moins saturées d’images, les Bauges offrent une vraie découverte.

Le Tour de France 2026 mettra peut-être quelques minutes les Bauges sous les projecteurs. Mais ce serait dommage de s’arrêter là. Car le massif des Bauges n’est pas seulement un décor traversé par la course. C’est un cœur secret des Alpes de Savoie — et l’un de ces endroits que l’on gagne à connaître lentement.

A propos de l'auteur

Pierre a grandi en Alsace, en Lorraine et en Allemagne avant de s’établir en Australie. Passionné de la France et de sa culture, il a fondé French Moments, une organisation initialement basée à Sydney qui promeut notre beau pays au public anglophone. En 2014, il est revenu s’installer en Europe avec son épouse Rachel et sa petite fille Aimée. Professeur d’économie et de management en BTS, Pierre est également formateur de français en langue étrangère et guide touristique. Après avoir résidé quelques années en Ile de France et en Savoie, il promeut aujourd'hui la France depuis l'East Sussex en Angleterre.

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